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Le Dictionnaire du NEF

by Marie Lebert · French · Gutenberg #27043 · 662,069 chars · public domain (US)

The Project Gutenberg eBook of Le Dictionnaire du NEF
    
This eBook is for the use of anyone anywhere in the United States and
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whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms
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*** This is a COPYRIGHTED Project Gutenberg eBook. Details Below. ***
***     Please follow the copyright guidelines in this file.      ***


Title: Le Dictionnaire du NEF

Author: Marie Lebert


        
Release date: October 26, 2008 [eBook #27043]
                Most recently updated: September 5, 2026

Language: French

Other information and formats: www.gutenberg.org/ebooks/27043

Credits: Produced by Al Haines


*** START OF THE PROJECT GUTENBERG EBOOK LE DICTIONNAIRE DU NEF ***

LE DICTIONNAIRE DU NEF  © 2007 by Marie Lebert is licensed under
CC BY-NC-SA 4.0. To view a copy of this license, visit
https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/




LE DICTIONNAIRE DU NEF


MARIE LEBERT


NEF, University of Toronto, 2007

Copyright © 2007 Marie Lebert

Un  dictionnaire de l'internet et des technologies numériques à destination des
professionnels de l'information et de tous ceux que le sujet intéresse. Cette
ultime version date du 27 octobre 2007. La version originale est disponible sur
le NEF: http://www.etudes-francaises.net/dico/


TABLE


Présentation

Dictionnaire

[0-9 /  A /  B /  C /  D /  E /  F /  G /  H /  I /  J /  K /  L / M /  N /  O /
P /  Q /  R /  S /  T /  U /  V /  W /  X /  Y /  Z]

Commentaires

Sites et pages web


PRESENTATION


Ce dictionnaire de l’internet et des technologies numériques est destiné aux
professionnels de l'information (texte, image et son) et à tous ceux que le
sujet intéresse. Il concerne particulièrement le monde du livre, tout en
accordant une large place aux autres médias et aux langues. Issu du travail de
recherche mené pour Le Livre 010101 (1993-2003), il comprend environ 700 entrées
(termes, sigles et noms propres) régulièrement actualisées depuis mars 2003.

L’internet et les technologies numériques ont profondément modifié le monde dans
lequel nous vivons, dans notre vie professionnelle, dans nos études et dans nos
loisirs. On entend parler de livre numérique, de presse en ligne, de format
numérique braille et audio, de traduction automatique, de téléchargement,
d'appareil de lecture, de musique en ligne, de webradio, de télévision
numérique, etc. Quelques exemples parmi tant d'autres.

Ce dictionnaire tente de faire le tour de la question, le but étant moins la
quantité des informations que leur qualité. On s’est efforcé de donner des
définitions claires, en évitant si possible le jargon informatique réservé aux
initiés, ce qui n'est pas toujours facile. Tout en restant modeste, parce que
tenter de concilier analyse et synthèse est loin d'être évident. Et coller à
l'actualité tout en gardant le recul nécessaire est souvent une gageure.

Ce dictionnaire se veut francophone, sans souci de frontières, puisque la
Francophonie comprend à ce jour 68 pays répartis sur cinq continents. On
privilégie les informations concernant l’ensemble de la Francophonie, plutôt que
celles provenant d’un pays donné. Tout en accordant une large place à la
communauté anglophone, pour des raisons évidentes, puisque l’internet a débuté
en Amérique du Nord avant de s’étendre au monde entier. On n’oublie pas non plus
le grand pôle technologique qu’est l’Asie. Nombreuses sont les informations
concernant l'ensemble de la planète, l'internet n'ayant pas de frontières.

= L’auteure

Marie Lebert est chercheuse, journaliste et traductrice. Elle s'intéresse de
près aux changements apportés par l'internet et les technologies numériques dans
le monde du livre, des autres médias et des langues. Elle milite aussi pour la
diffusion libre du savoir, autant que faire se peut, et pour la création de
nouvelles structures éditoriales s’affranchissant des modèles traditionnels et
exploitant au mieux le potentiel de l'internet.

= L’éditeur

Le Dictionnaire du NEF est publié en ligne sur le Net des études françaises
(NEF), créé en mai 2000 par Russon Wooldridge, professeur au département
d’études françaises de l’Université de Toronto (Canada). Le NEF se veut d’une
part "un filet trouvé qui ne capte que des morceaux choisis du monde des études
françaises, tout en tissant des liens entre eux", d’autre part un réseau dont
les "auteurs sont des personnes oeuvrant dans le champ des études françaises et
partageant librement leur savoir et leurs produits avec autrui", deux belles
définitions qui s’appliquent aussi à ce dictionnaire. Le Net des études
françaises et le Dictionnaire du NEF sont référencés dans les Signets de la
Bibliothèque nationale de France (BnF).

= Remerciements

Merci à Marc Autret (cité dans la notice "Opera"), Jean-Paul (cité dans la
notice "Flash"), Anne-Bénédicte Joly (citée dans les notices "dictionnaire",
"écriture", "lecture", "roman"), Alain Patez (cité dans les notices "Bookeen" et
"Cybook") et Nicolas Pewny (cité dans les notices "Mac OS", "MAC OS X", "NeXT").


DICTIONNAIRE


*Avis concernant l'utilisation de ce dictionnaire*

Bienvenue sur le Dictionnaire du NEF. Ce dictionnaire est surtout axé sur
l'internet et les technologies numériques pour le livre et les médias (texte,
image et son). Pour toute recherche, il suffit d'utiliser la fonction "chercher
(dans cette page)" présente dans tout logiciel. Ce dictionnaire est disponible
en ligne pour pouvoir être lu et utilisé sans souci de frontières (voir la
présentation). Si vous utilisez telle ou telle notice, merci de bien vouloir en
citer la source (source à indiquer: Dictionnaire du NEF, septembre 2007).


*0-9*


= @folio =

Défini par son créateur comme un baladeur de textes ou encore comme un support
de lecture nomade, @folio (qui se prononce: "a-folio") est conçu dès octobre
1996 par Pierre Schweitzer, architecte designer à Strasbourg (France), pour
pouvoir lire facilement des textes glanés sur l’internet. Ce baladeur cherche à
mimer, sous forme électronique, le dispositif technique du livre, afin de
proposer une mémoire de fac-similés reliés en hypertexte pour être facilement
"feuilletés". @folio est compatible avec tout format de livre et d'image. "Mon
projet de design est à l'origine du concept, écrit Pierre Schweitzer en janvier
2001. Aujourd'hui, je participe avec d'autres à sa formalisation, les
prototypes, design, logiciels, industrialisation, environnement technique et
culturel, etc., pour transformer ce concept en un objet grand public pertinent.
Nous développons aussi Mot@mot, une passerelle entre @folio et les fonds
numérisés en mode image, chez les éditeurs numériques ou dans les bibliothèques
numériques comme Gallica." La start-up iCodex est créée en juillet 2002 pour
développer et commercialiser @folio. En 2007, sa commercialisation est encore du
domaine de l'avenir. [Voir aussi: baladeur numérique, hypertexte, numérisation,
numérisation en mode image, Schweitzer Pierre.]

= 1G (1e génération) =

1G (1e génération) est le sigle caractérisant les premiers pas de la téléphonie
mobile, entre la fin des années 1970 et la fin des années 1980. La téléphonie
mobile de 1e génération (téléphonie 1G) est logiquement suivie de la téléphonie
mobile de 2e génération (téléphonie 2G), entre le début des années 1990 et le
début des années 2000. Suit ensuite la téléphonie de 3e génération (téléphonie
3G), qui se généralise en 2005. [Voir aussi: 2G, 3G, téléphonie mobile.]

= 2G (2e génération) =

2G (2e génération) est le sigle caractérisant la téléphonie mobile lancée au
début des années 1990 et basée sur le standard GPRS (general packet radio
service) issu de la norme GSM (global system for mobile telecommunications). La
téléphonie 2G est caractérisée notamment par le codage numérique de la voix,
l'apparition du SMS (short message service), la consultation possible du
courriel et la fonction appareil photo. La téléphonie 2G cède ensuite le pas à
la téléphonie 3G (3e génération), lancée courant 2004 et largement utilisée en
2006. Avec une étape intermédiaire, la 2,5G (2e génération et demie), qui
utilise le standard EDGE (enhanced data for GSM evolution). [Voir aussi: 3G,
codage, courriel, EDGE, GPRS, GSM, numérique, photo, SMS, téléphonie mobile.]

= 2,5G (2e génération et demie) =

2,5G (2e génération et demie) est le sigle caractérisant l’étape intermédiaire
entre la téléphonie 2G (2e génération) et la téléphonie 3G (3e génération). La
2,5G utilise le standard EDGE (enhanced data for GSM evolution). [Voir aussi:
2G, 3G, EDGE, téléphonie mobile.]

= 3D (3 dimensions) =

3D (3 dimensions) est le sigle utilisé pour définir les images de synthèse
défilant à l’écran, parce qu’elles reproduisent un objet en trois dimensions
(avec possibilité donc de le regarder de gauche à droite, de bas en haut, et de
l’avant à l’arrière) en donnant l’illusion du relief. [Voir aussi: image de
synthèse, synthèse d’images.]

= 3G (3e génération) =

3G (3e génération) est le sigle caractérisant la téléphonie mobile de 3e
génération (téléphonie 3G). Si la 3G est lancée dès octobre 2001 par l'opérateur
japonais NTT DoCoMo, elle ne se développe que courant 2004 dans le reste du
monde. La téléphonie 3G permet une vitesse de transmission de données débutant à
384 Kbps (kilobits par seconde), qui devrait être suivie d'une version optimisée
3G+ offrant un débit de 3 Mbps (mégabits par seconde). La téléphonie 3G permet
par exemple de surfer sur le web tout en parlant au téléphone. Elle permet aussi
de converser en visiophonie ou bien de télécharger des fichiers de musique ou
des vidéos. Plusieurs prototypes d'appareils sont présentés en 2003 par les
géants du marché (Alcatel, Motorola, Nokia, Sony Ericsson, etc.). Les principaux
standards de transmission utilisés sont le standard 3GSM (contraction de 3G et
GSM: global system for mobile telecommunications) et le standard UMTS (universal
mobile telecommunications system). La téléphonie 3G se généralise en 2006, en
lien avec une forte croissance des produits multimédias (musique, jeux et
vidéos) par le biais du téléphone, ainsi que l'utilisation intensive des blogs
et des chats. [Voir aussi: 3GSM, blog, bps, chat, GSM, multimédia, musique en
ligne, NTT DoCoMo, téléphonie mobile, UMTS, vidéo.]

= 3,5G (3e génération et demie) =

3,5G (3e génération et demie) est le sigle caractérisant la seconde étape de la
téléphonie mobile 3G (3e génération). Envisagé à partir de 2007, le réseau 3,5 G
utilisera par exemple la technologie HSDPA (high speed downlink packet access),
une évolution du standard UMTS (universal mobile telecommunications system) avec
un débit beaucoup plus rapide permettant le téléchargement intensif de musique
et de vidéos, la visioconférence et le visionnage de chaînes de télévision.
[Voir aussi: 3G, bps, HSDPA, musique en ligne, téléchargement, téléphonie
mobile, UMTS, vidéo, visioconférence.]

= 3GPP (3rd Generation Partnership Project) =

Le 3GPP (3rd Generation Partnership Project) est un organisme ayant pour tâche
d'établir les standards des télécommunications de 3e génération (3G). Créé en
1998, il regroupe plusieurs organismes partenaires. [Voir aussi: 3G,
télécommunications.]

= 3GSM (GSM: global system for mobile telecommunications) =

Le standard 3GSM est un standard de téléphonie mobile 3G (3e génération). Il est
issu de la norme GSM (global system for mobile telecommunications), une norme de
transmission radio-électrique permettant d’acheminer les données numérisées
(voix, texte, multimédia, musique et vidéo) des téléphones portables et des
ordinateurs. L'utilisation du 3GSM débute en 2004. [Voir aussi: 3G, GSM,
téléphonie mobile.]

= 4G (4e génération) =

4G (4e génération) est le sigle caractérisant la téléphonie mobile de 4e
génération, à savoir la téléphonie mobile du futur, qui ferait suite à la 3G (3e
génération). Elle pourrait également s'appeler "Super 3G". A titre expérimental,
Siemens (en décembre 2004) et NTT DoCoMo (en mai 2005) réussissent à transmettre
des données sur réseau mobile au débit de 100 Mbps (mégabits par seconde). Ce
futur réseau est prévu pour 2010. Aux applications présentes dans la 3G (3e
génération) s’ajouteront la vidéo de haute définition, les jeux vidéo en ligne
et les applications professionnelles sur de larges bases de données. [Voir
aussi: 3G, bps, NTT DoCoMo, téléphonie mobile, vidéo.]

= 5.1 (son stéréo) =

5.1 définit la qualité du son stéréo, par le biais de cinq enceintes (d'où le
chiffre 5) et d'un caisson de basses (d'où le chiffre 1). Plus précisément, 5.1
caractérise un système de reproduction sonore diffusant un son enveloppant, par
le biais de cinq enceintes, à savoir trois enceintes situées face au spectateur
(à gauche, à droite et au centre) et deux enceintes situées à l'arrière du
spectateur (côté gauche et côté droit), auxquelles s'ajoute un caisson de basses
pour les effets spéciaux et les scènes d'action. C'est le système utilisé par
exemple dans Dolby Digital, un standard de compression audio multicanaux. [Voir
aussi: compression, Dolby Digital, MP3 Surround, stéréo.]

= 802.11 (standard) =

Le standard 802.11 est le standard de transmission radio pour la WiFi (wireless
fidelity), une technologie sans fil utilisant les ondes radio pour se connecter
à l'internet sur une portée de quelques dizaines de mètres. Ce standard est
destiné aux LAN (local area networks). La technologie correspondante est
employée pour la première fois en 1999 par Apple pour ses bornes AirPort. Le
standard 802.11 est validé en 2000 par l’IEEE (Institute of Electronical and
Electronics Engineers), l'organisme international de normalisation dans ce
domaine. Ce standard se décline en plusieurs versions, les plus utilisées étant:
802.11b (le plus ancien), 802.11a, 802.11g (validé début 2003), 802.11i (validé
en juin 2004) et enfin 802.11n (en cours de validation). [Voir aussi: Apple,
IEEE, LAN, radio, WiFi.]

= 802.11a (standard) =

Standard de transmission radio pour la WiFi (wireless fidelity), le standard
802.11a utilise des fréquences radio de 5 GHz (gigahertz), pour le même débit
théorique de 11 Mbps (mégabits par seconde) que le standard 802.11b. [Voir
aussi: 802.11, 802.11b, bps, hertz, WiFi.]

= 802.11b (standard) =

Standard de transmission radio pour la WiFi (wireless fidelity), le standard
802.11b est utilisé avant le 802.11a, sur des fréquences radio de 2,4 GHz
(gigahertz) et avec un débit théorique de 11 Mbps (mégabits par seconde). Sa
version sécurisée est le standard 802.11i, validé en juin 2004. [Voir aussi:
802.11, 802.11a, 802.11b, bps, hertz, WiFi.]

= 802.11g (standard) =

Standard de transmission radio pour la WiFi (wireless fidelity), le standard
802.11g (validé début 2003) utilise des fréquences radio de 2,4 GHz (gigahertz),
tout comme le standard 802.11b, avec un débit théorique de 54 Mbps (mégabits par
seconde), beaucoup plus rapide donc grâce à un meilleur codage des données
(codage de type OFDM: orthogonal frequency division multiplexing). [Voir aussi:
802.11, 802.11b, bps, hertz, WiFi.]

= 802.11i (standard) =

Standard de transmission radio pour la WiFi (wireless fidelity), le standard
802.11i (validé en juin 2004) est une version sécurisée du standard 802.11b.
[Voir aussi: 802.11, 802.11b, WiFi.]

= 802.11n (standard) =

Standard de transmission radio pour la WiFi (wireless fidelity), le standard
802.11n est compatible avec le standard 802.11b, tout en permettant un débit
théorique de 100 Mbps (mégabits par seconde). Il est basé sur la technologie
MIMO (multiple input multiple output). Il devrait être ratifié par l’IEEE
(Institute of Electronical and Electronics Engineers) en 2008. Il est le premier
standard WiFi à fournir un débit supérieur à celui d’une connexion ethernet
classique, et donc un débit propice aux applications multimédias.[Voir aussi:
802.11, 802.11b, bps, ethernet, MIMO, WiFi.]

= 802.16 (standard) =

Le standard 802.16 est le standard de transmission radio pour la WiMAX
(worldwide interoperability for microwave access), une technologie sans fil
utilisant les ondes radio pour se connecter à l'internet sur une portée de
plusieurs kilomètres (entre 3 et 50 kilomètres selon le terrain). Ce standard
est destiné aux MAN (MAN: metropolitan area network) ainsi qu'aux régions
rurales ou montagneuses. Dès avril 2001, un groupe industriel s'attelle à la
préparation du standard 802.16, validé en décembre 2001 par l'IEEE (Institute of
Electronical and Electronics Engineers), l'organisme international de
normalisation dans ce domaine. Ce standard se décline en plusieurs versions, les
plus utilisées étant: 802.16a (validé fin 2002), 802.16d (validé fin 2004) et
802.16e (validé fin 2005). [Voir aussi: IEEE, MAN, radio, WiMAX.]

= 802.16a (standard) =

Standard de transmission radio pour la WiMAX (worldwide interoperability for
microwave access), le standard 802.16a est le premier de la série. Il est validé
fin 2002. Il est remplacé par le standard 802.16d à la fin 2004. [Voir aussi:
802.16, 802.16d, WiMAX.]

= 802.16d (standard) =

Standard de transmission radio pour la WiMAX (worldwide interoperability for
microwave access), le standard 802.16d apparaît fin 2004 pour remplacer le
standard 802.16a. Il permet la transmission de données sur des fréquences radio
de 2 à 11 GHz (gigahertz), avec un débit théorique maximal de 70 Mbps (mégabits
par seconde) sur une portée de 50 kilomètres. La liaison se fait point à point,
d'une antenne fixe vers une autre antenne fixe, sans roaming (le roaming étant
le passage automatique d'une antenne à l'autre). [Voir aussi: 802.16, 802.16a,
bps, hertz, roaming, WiMAX.]

= 802.16e (standard) =

Standard de transmission radio pour la WiMAX (worldwide interoperability for
microwave access), le standard 802.16e prend en compte le roaming, à savoir le
passage automatique d’une antenne à l’autre, contrairement au 802.16d. Le
standard 802.16e est validé à la fin 2005. Les tests d'équipements conformes au
802.16e débutent à la fin 2006. [Voir aussi: 802.16, 802.16d, roaming, WiMAX.]


*A*


= AAC (advanced audio coding) =

AAC (advanced audio coding) est un algorithme d'encodage (ou codec) audio
développé par le groupe MPEG (Moving Picture Experts Group). C'est l'encodage
utilisé pour la musique vendue sur iTunes, la plateforme de téléchargement de
musique d'Apple, qui alimente les baladeurs iPod. AAC est également à la base du
standard de compression MPEG-4. Deux autres formats de compression sont le MP3
et WMA (Windows media audio).[Voir aussi: algorithme, Apple, codec, compression,
iTunes, MP3, MPEG, WMA.]

= AACR2 (Anglo-American cataloguing rules, version 2) =

AACR (Anglo-American cataloguing rules) est une norme de catalogage définissant
les règles à adopter pour la présentation de la notice bibliographique d’un
document (livre, périodique, article, etc.) en différents champs (auteur, titre,
éditeur, etc.). Mise au point par plusieurs organismes (American Library
Association, British Library, Canadian Committee on Cataloguing, Library
Association [du Royaume-Uni], Library of Congress), la norme en cours est la
version 2, AACR2, publiée en 1978 et régulièrement actualisée. Utilisée à
l’origine en Amérique du Nord et au Royaume-Uni, cette norme est désormais
utilisée dans la majorité des pays anglo-saxons et dans les organisations
internationales. Elle est également utilisée pour l’échange des données
bibliographiques à l’échelon international, par exemple dans WorldCat, le
catalogue mondial géré par OCLC (Online Computer Library Center). Une autre
norme internationale est l’ISBD (international standard bibliographical
description), créée en 1971 par l’IFLA (International Federation of Library
Associations). [Voir aussi: catalogage, IFLA, ISBD, WorldCat.]

= AbiWord =

AbiWord est un traitement de texte "open source" compact compatible avec les
principaux formats de documents: OpenOffice, Word Perfect, Word, RTF (rich text
format), HTML (hypertext markup language), Palm, etc. Publié pour la première
fois en avril 2002 sous l'égide de la SourceGear Corporation, il dispose
maintenant de sa propre communauté de développeurs (AbiSource). Il peut être
utilisé sur de nombreuses plateformes (Windows, Mac OS, Linux, systèmes Unix,
etc.) et dans plus de 30 langues. Rapide et léger, AbiWord est complémentaire du
traitement de texte Writer d'OpenOffice.org, qui est plus complet. [Voir aussi :
HTML, OpenOffice.org, open source, Palm, RTF.]

= ABU: la bibliothèque universelle =

Créée en avril 1993 dans la lignée du Projet Gutenberg, ABU: la bibliothèque
universelle est la première bibliothèque numérique francophone à voir le jour, à
l’initiative de l’Association des bibliophiles universels (ABU), basée à Paris.
Ses membres, bénévoles, scannent ou dactylographient eux-mêmes des oeuvres
francophones du domaine public. En janvier 2002, les collections comptent 288
textes et 101 auteurs. Il ne semble pas que d'autres textes aient été ajoutés
depuis. [Voir aussi: bibliothèque numérique, numérisation, Projet Gutenberg.]

= Acrobat eBook Reader =

Lancé en janvier 2001 par la société Adobe, l’Acrobat eBook Reader est un
logiciel gratuit permettant de lire des livres numériques sous droits au format
PDF (portable document format), avec gestion des droits par l’Adobe Content
Server (dont la vente cesse en novembre 2004). L'Acrobat eBook Reader permet
entre autres d’ajouter des notes et des signets, de choisir l’orientation de
lecture (paysage ou portrait) ou encore de visualiser les couvertures dans une
bibliothèque personnelle. Il utilise la technique d’affichage CoolType et
comporte un dictionnaire intégré. En mai 2003, l'Acrobat eBook Reader (2e
version) fusionne avec l'Acrobat Reader (5e version) pour devenir l'Adobe Reader
(qui débute à la version 6). [Voir aussi: Acrobat Reader, Adobe Content Server,
Adobe Reader, copyright, droits numériques, livre numérique, logiciel de
lecture, PDF.]

= Acrobat Reader =

Lancé en juin 1993 par la société Adobe, l’Acrobat Reader est le premier
logiciel de lecture du marché. Il permet de lire des documents au format PDF
(portable document format). Tout document électronique peut être converti au
format PDF au moyen du logiciel Adobe Acrobat. Le format PDF conserve la
présentation, les polices, les couleurs et les images du document source, quelle
que soit la plateforme utilisée pour le créer et pour le lire. Au fil des ans,
ce format devient la norme internationale de diffusion des documents
électroniques. En 2001, Adobe lance un Acrobat Reader pour PDA (personal digital
assistant), utilisable sur le Palm Pilot (en mai 2001) puis sur le Pocket PC (en
décembre 2001). En dix ans, entre 1993 et 2003, l’Acrobat Reader aurait été
téléchargé 500 millions de fois. Ce logiciel gratuit est disponible dans de
nombreuses langues et pour de nombreuses plateformes (Windows, Mac, Linux, Unix,
Palm OS, Pocket PC, Symbian OS, etc.). En mai 2003, l’Acrobat Reader (5e
version) fusionne avec l’Acrobat eBook Reader (2e version) pour devenir l’Adobe
Reader (qui débute à la version 6) afin permettre aussi la lecture des livres
numériques sécurisés. [Voir aussi: Acrobat eBook Reader, Adobe Acrobat, Adobe
Reader, livre numérique, logiciel de lecture, PDA, PDF, Pocket PC.]

= Adobe =

La société Adobe est un éditeur de logiciels de lecture et de logiciels
graphiques. Son format phare est le format PDF (portable document format). Adobe
lance simultanément en juin 1993: (a) le format PDF, qui permet de "figer" les
documents numériques dans une présentation donnée; (b) l'Acrobat Reader, un
logiciel de lecture permettant de lire les fichiers PDF; (c) l'Adobe Acrobat, un
logiciel permettant de convertir tout document au format PDF. En mai 2003,
l'Acrobat Reader est remplacé par l'Adobe Reader, qui permet de lire aussi des
livres numériques sécurisés. Fin 2003, Adobe ouvre son Digital Media Store, avec
des titres au format PDF de grands éditeurs (HarperCollins Publishers, Random
House, Simon & Schuster, etc.) et des versions électroniques de journaux et
magazines (The New York Times, Popular Science, etc.). Adobe lance aussi Adobe
eBooks Central, un service permettant de lire, publier, vendre et prêter des
livres numériques, et l'Adobe eBook Library, qui se veut un exemple de
bibliothèque de livres numériques. Très complet, le site Planet PDF permet de
suivre l'actualité du PDF. Adobe est également connu pour son logiciel
d'animation Flash et pour son logiciel de traitement d’images Photoshop. [Voir
aussi: Acrobat Reader, Adobe Acrobat, Adobe Reader, Flash, PDF, photo numérique,
Photoshop.]

= Adobe Acrobat =

Lancé par la société Adobe dès juin 1993, le logiciel Adobe Acrobat permet de
convertir n’importe quel document électronique au format PDF (portable document
format). Ce format conserve la présentation, les polices, les couleurs et les
images du document source, quelle que soit la plateforme utilisée pour le créer
et pour le lire. Le format PDF devient au fil des ans la norme internationale de
diffusion libre des documents électroniques. La lecture des documents au format
PDF se fait d’abord sur l’Acrobat Reader (jusqu’en 2003), puis sur l'Adobe
Reader, fruit de la fusion de l'Acrobat Reader avec l'Acrobat eBook Reader.
[Voir aussi: Acrobat eBook Reader, Acrobat Reader, Adobe Reader, logiciel de
lecture, PDF.]

= Adobe Content Server =

Lancé par la société Adobe en janvier 2001, l’Adobe Content Server est un
logiciel serveur payant destiné aux éditeurs et distributeurs pour gérer le
conditionnement, la protection, la distribution et la vente sécurisée de livres
numériques au format PDF (portable document format). Ce système de DRM (digital
rights management) permet de contrôler l’accès aux livres numériques sous
droits, et donc de gérer les droits d’un livre en fonction des consignes données
par le gestionnaire des droits, en autorisant ou non par exemple l’impression ou
le prêt. En novembre 2004, l'Adobe Content Server est remplacé par l'Adobe
LiveCycle Policy Server. [Voir aussi: copyright, DRM, livre numérique, PDF.]

= Adobe Reader =

Lancé par la société Adobe en mai 2003, l’Adobe Reader (qui débute à la version
6) permet de lire aussi bien des fichiers PDF (portable document format)
standard que des fichiers PDF sécurisés. L'Adobe Reader est issu de la fusion
entre l’Acrobat Reader (5e version), qui permettait de lire des fichiers PDF
standard, et de l’Acrobat eBook Reader (2e version), qui permettait de lire des
fichiers PDF sécurisés. Utilisable sur ordinateur et sur PDA (personal digital
assistant), ce logiciel gratuit est disponible dans de nombreuses langues et
pour de nombreuses plateformes (Windows, Mac, Linux, Unix, Palm OS, Pocket PC,
Symbian OS, etc.). Les documents lus par l'Adobe Reader sont fabriqués au moyen
du logiciel Adobe Acrobat. Toutes éditions confondues, l'Adobe Reader et son
prédécesseur l'Acrobat Reader ont été téléchargés plus de 500 millions de fois
sur le site d'Adobe. [Voir aussi: Acrobat eBook Reader, Acrobat Reader, Adobe
Acrobat, logiciel de lecture, PDA, PDF.]

= adresse électronique =

L'adresse électronique est une adresse personnelle permettant de recevoir et
d'envoyer du courriel (ou courrier électronique) par le biais d'une messagerie
électronique. Cette adresse est obtenue suite à une inscription payante à un
fournisseur d’accès internet (FAI) ou suite à une inscription gratuite à une
messagerie disponible sur le web (par exemple Laposte.net). [Voir aussi: FAI,
internet.]

= ADSL (asymmetric digital subscriber line) =

L'ADSL (asymmetric digital subscriber line) signifie littéralement "ligne
d’abonné numérique à débit asymétrique". Il s’agit d’une variante de la DSL
(digital subscriber line), un procédé permettant d’augmenter la vitesse de
transmission de données numériques par la ligne téléphonique standard, via un
modem spécifique (modem ADSL), avec un débit allant de 128 à 1.024 Kbps
(kilobits par seconde) dans les premiers temps, tout en autorisant la
transmission simultanée de la voix et du fax. Le débit est dit asymétrique à
cause de la différence de débit dans un sens (du réseau vers l’abonné, le débit
étant supérieur) et dans l’autre (de l’abonné vers le réseau, le débit étant
inférieur). A compter de 2004, le débit d'une ligne ADSL ne se chiffre plus en
Kbps mais en Mbps (mégabits par seconde). [Voir aussi: ADSL 2+, analogique, bps,
DSL, modem, numérique.]

= ADSL 2+ =

Apparu en 2004, l'ADSL 2+ (ADSL: asymmetric digital subscriber line), autre
variante de la DSL (digital subscriber line), permet d'atteindre un débit
théorique allant jusqu'à 25 Mbps (mégabits par seconde), avec un débit pratique
de 15 à 18 Mbps, bien supérieur donc à l'ADSL classique. Du fait de son très
haut débit, l'ADSL 2+ permet l'accès simultané à plusieurs services: télévision
numérique, vidéo à la demande, téléchargement de contenus "lourds" (tels que la
vidéo), mise en réseau de plusieurs ordinateurs, ou encore conversation en
visiophonie (visioconférence). [Voir aussi: ADSL, bps, téléchargement,
télévision, vidéo, visioconférence.]

= AER (Acrobat eBook Reader) =

Le sigle AER (Acrobat eBook Reader) est utilisé jusqu’en 2004 par les
spécialistes du livre numérique (par exemple la librairie numérique Numilog)
pour faire la distinction entre un PDF (portable document format) non sécurisé,
lisible sur l’Acrobat Reader, et un PDF sécurisé, lisible sur l’Acrobat eBook
Reader. L'utilisation du sigle AER signale qu’il s’agit d'un livre numérique
sous droits lisible sur l’Acrobat eBook Reader et intégrant la gestion des
droits par l’Adobe Content Server (dont la vente cesse en novembre 2004). En
2004, ce sigle devient obsolète puisque l'Acrobat eBook Reader est remplacé par
l'Adobe Reader. L'Adobe Reader remplace à la fois l'Acrobat Reader et l'Acrobat
eBook Reader, et permet donc de lire aussi bien des PDF non sécurisés que des
PDF sécurisés. [Voir aussi: Acrobat eBook Reader, Acrobat Reader, Adobe Content
Server, Adobe Reader, livre numérique, PDF.]

= AFNIL (Agence francophone pour la numérotation internationale du livre) =

L'AFNIL (Agence francophone pour la numérotation internationale du livre)
attribue depuis 1972 les listes de numéros ISBN (international standard book
number) et de codes-barres EAN (European article number) aux éditeurs basés en
France, en Belgique et dans les pays d'Afrique francophone. L'AFNIL distribue
gratuitement un numéro ISBN aux livres soumis au dépôt légal et aux publications
assimilées (numéros séparés de publications périodiques, tirés à part, documents
multimédias éducatifs, etc.). [Voir aussi: dépôt légal, EAN, ISBN.]

= AFP (Agence France-Presse) =

Basée à Paris, l'AFP (Agence France-Presse) est la plus ancienne agence de
presse au monde et la troisième en importance, après l'AP (Associated Press) et
Reuters. L'AFP est présente dans 165 pays (110 bureaux et 50 correspondants
locaux), avec 2.000 salariés de 81 nationalités différentes, dont 1.000
journalistes texte et photo. Elle fournit des contenus pour les médias nationaux
et internationaux (presse écrite, télévision, radio et web), les entreprises et
les administrations. Elle distribue l'information en six langues: français,
anglais, allemand, espagnol, portugais et arabe. L'AFP est entièrement numérisée
en 1993. Elle lance son premier journal internet en français en 1996, puis des
journaux internet en anglais et en espagnol en 1999 et en portugais en 2000.
Suit un service d'actualité vidéo pour la France en été 2001. L'AFP lance aussi
un journal multimédia en chinois avec l'Agence CAN de Taïwan en octobre 2000, et
le premier site d'information interactif au Japon avec Softbank en février 2006.
En février 2007, l'AFP lance AFPTV, un service d'actualité vidéo international
en français et en anglais, qui s'étendra ensuite à l'arabe et à l'espagnol.
[Voir aussi: média, presse en ligne.]

= agenda électronique =

Un agenda électronique est un ordinateur de poche servant le plus souvent de
complément à l’ordinateur du domicile ou du bureau, avec les fichiers duquel il
peut être "synchronisé". Comme les modèles récents intègrent de nombreuses
fonctions de gestion, on les range plutôt dans la catégorie des assistants
personnels ou PDA (personal digital assistants). [Voir aussi: PDA.]

= agent intelligent =

Un agent intelligent est un logiciel programmable permettant d’effectuer une
recherche d’informations à partir d’une demande spécifique exprimée en langage
courant. [Voir aussi: logiciel, programme.]

= agrégateur =

Un agrégateur est un logiciel ou une application web permettant de s'abonner aux
fils de syndication proposés par de nombreux sites web (à savoir les
informations récentes mises à disposition par un site web pour lecture sur
d'autres sites) et de recevoir dans une même fenêtre web le nouveau contenu des
fils répertoriés. Les formats de syndication les plus connus sont le format RSS
(really simple syndication) et le format Atom. [Voir aussi: Atom, RSS,
syndication.]

= algorithme =

L'algorithme est à la base de toute méthode de traitement de l'information.
L'algorithme informatique est une liste d'instructions mathématiques ou logiques
destinées à être programmées. Dans un programme ou dans un logiciel, les actions
à exécuter sont exprimées sous forme d'algorithmes, qui sont ensuite traduits
dans un langage de programmation. [Voir aussi: information, informatique,
logiciel, programme.]

= AltaVista =

Créé en 1995, le moteur de recherche AltaVista devient rapidement très
populaire. Il est utilisé en parallèle avec Yahoo!, qui est à l'époque un
annuaire (avec classement des sites web effectué manuellement) avant de devenir
lui aussi un moteur de recherche. AltaVista est le premier outil du web à
permettre la recherche d'images et la recherche par sujets (AltaVista Subject
Search). Il est aussi le premier à être disponible en 14 langues, dès 1997. En
décembre 1997, en partenariat avec la société Systran, AltaVista lance Babel
Fish (appelé aussi AltaVista Translation), un service de traduction automatique
de l'anglais vers d’autres langues (allemand, espagnol, français, italien et
portugais), et vice versa. Ce service permet de traduire une page web ou un
texte relativement court (en faisant un copier-coller). Il rencontre un succès
immédiat, et reste toujours très utilisé dans les années 2000. Par contre, le
moteur de recherche lui-même se trouve progressivement supplanté par les géants
Yahoo! et Google. [Voir aussi: Babel Fish, Google, moteur de recherche,
traduction automatique, Yahoo!]

= Amazon.com =

Créée par Jeff Bezos en juillet 1995 à Seattle (Etat de Washington, aux
Etats-Unis), la librairie en ligne Amazon.com (devenue Amazon dans le langage
courant) débute avec dix salariés et trois millions d’articles. Pionnier d'un
nouveau modèle économique, elle devient vite un géant du commerce électronique.
En novembre 2000, la société compte 7.500 salariés, 28 millions d’articles, 23
millions de clients et quatre filiales au Royaume-Uni (filiale ouverte en
octobre 1998), en Allemagne (filiale ouverte à la même date), en France (filiale
ouverte en août 2000) et au Japon (filiale ouverte en octobre 2000). En novembre
2000, Amazon ouvre une librairie numérique, à savoir une librairie vendant des
livres numériques. En 2001, les 29 millions de clients d'Amazon génèrent un
chiffre d’affaires de 4 milliards de dollars US. Une cinquième filiale est
ouverte au Canada (en juin 2002), suivie d’une sixième filiale, Joyo, en Chine
(en septembre 2004). Au 3e trimestre 2003, la société devient bénéficiaire pour
la première fois de son histoire. En octobre 2003, Amazon lance un service de
recherche plein texte (Search Inside the Book) qui scanne le texte intégral de
120.000 titres, un nombre promis à une croissance rapide. Amazon lance aussi son
propre moteur de recherche A9.com. Présent dans sept pays (Etats-Unis, Canada,
Royaume-Uni, France, Allemagne, Chine et Japon) et devenu la référence mondiale
du commerce en ligne (avec eBay), Amazon fête ses dix ans d’existence en juillet
2005, avec 9.000 salariés et 41 millions de clients actifs, attirés par des
produits (culturels, high-tech et autres) aux prix attractifs et une livraison
en 48 heures maximum (dans les pays hébergeant une plateforme Amazon). [Voir
aussi: Bezos Jeff, commerce en ligne, eBay, librairie en ligne, librairie
numérique, livre numérique, moteur de recherche.]

= analogique =

Un signal analogique est un signal de valeur continue, par opposition au signal
numérique qui ne peut prendre que quelques valeurs définies (par exemple 0 ou 1
en langage binaire). [Voir aussi: binaire, numérique.]

= annuaire (web) =

Un annuaire web vise à recenser les sites web et à en proposer un classement
thématique, le choix et le classement étant effectués par l’être humain,
contrairement au moteur de recherche, qui indexe automatiquement le contenu du
web. Le précurseur des annuaires web est The WWW Virtual Library, débuté par Tim
Berners-Lee, inventeur du web en 1989, et devenu ensuite un annuaire coopératif
réputé pour sa qualité. Un autre précurseur est Yahoo!, créé en janvier 1994 par
deux étudiants de l’Université de Stanford (Californie) pour tenter de
répertorier la totalité du web, et devenu plus tard un moteur de recherche, et
le géant que l’on sait. De nombreux annuaires spécialisés sont tenus à jour par
des passionnés, à titre individuel ou collectif. [Voir aussi: Berners-Lee Tim,
moteur de recherche, Yahoo!, WWW Virtual Library (The).]

= ANSI (American National Standards Institute) =

Aux débuts de l'informatique, l'ANSI (American National Standards Institute)
publie en 1968 un système d'encodage appelé ASCII (American standard code for
information interchange), avec actualisation en 1977 et en 1986. L'ASCII est un
code standard de 128 caractères traduits en langage binaire sur sept bits (A est
traduit par "1000001", B est traduit par "1000010", etc.). [Voir aussi: ASCII,
binaire, bit.]

= antivirus =

Un antivirus est un logiciel destiné à empêcher l’intrusion dans l'ordinateur
des nombreux virus proliférant sur la toile. Les principaux éditeurs d'antivirus
sont Symantec (dont le produit phare est Norton AntiVirus), McAfee (dont le
produit phare est VirusScan), Trend Micro, Kaspersky et F-Secure. Un antivirus
est souvent couplé à un firewall (ou pare-feu), qui protège l'ordinateur des
tentatives d'intrusion des vers, chevaux de Troie, etc. [Voir aussi: cheval de
Troie, firewall, logiciel, virus.]

= AOL (America OnLine) =

Fondé en 1983 sous le nom de CVC (Control Video Operation) et rebaptisé AOL
(American OnLine) en 1989, AOL est un compagnie internet et communications qui,
à son heure de gloire, comptait plus de 30 millions d'adhérents dans le monde.
AOL est un fournisseur d'accès internet (FAI), un BBS (bulletin board system) et
une compagnie média appartenant maintenant à Time Warner (95%, depuis janvier
2000) et à Google (5%, depuis décembre 2005). En décembre 2006, selon le cabinet
Nielsen-NetRatings, son moteur de recherche, AOL Search, est utilisé par 6% des
usagers de la toile (8% pour Live Search de Microsoft, 25% pour Yahoo! et 50%
pour Google). [Voir aussi: BBS, FAI, Google, Live Search, moteur de recherche,
Yahoo! Search.]

= appareil cellulaire =

Un appareil cellulaire est un appareil utilisant la radiotéléphonie (à savoir la
transmission par voie hertzienne) pour l’acheminement des télécommunications,
par exemple le téléphone portable ou le smartphone, en attendant leurs
successeurs. La principale plateforme pour appareil cellulaire, Symbian OS, est
développée par Symbian, société créée en juin 1998 par plusieurs géants des
télécommunications. [Voir aussi: radiotéléphonie, smartphone, Symbian, Symbian
OS, téléphone portable, téléphonie mobile.]

= appareil de lecture =

L'expression "appareil de lecture" désigne tout appareil permettant de lire des
livres à l'écran: PC (personal computer), Mac, ordinateur de bureau, ordinateur
portable, PDA (personal digital assistant), tablette de lecture (ebook), webpad,
tablette PC, smartphone, etc. D'ici 2010, ces appareils seront vraisemblablement
remplacés par des supports souples utilisant le papier électronique. [Voir
aussi: ebook, ordinateur portable, papier électronique, PDA, smartphone,
tablette PC, webpad.]

= appareil photo =

Frappé de plein fouet par la vague numérique, l'appareil photo se convertit. Au
début des années 2000, la photo argentique laisse la place à la photo numérique,
avec une nouvelle ère pour les photographes et leurs appareils. Le basculement
vers le numérique est très rapide. Un seul exemple, celui de la Fnac. En 2000,
la Fnac vend 2,5 millions d’appareils photo, presque tous argentiques. En 2005,
sur les 5 millions d’appareils photo vendus, 4,7 millions sont numériques. Outre
une optique à focale fixe ou variable, un viseur, une mémoire intégrée et un
flash électronique incorporé, l'appareil photo numérique dispose d'un écran
couleur à cristaux liquides (ou écran LCD: liquid crystal display) permettant
d'affiner le cadrage et de voir aussitôt les photos prises. On peut ensuite
télécharger les photos dans son ordinateur pour stockage, traitement et envoi
par courriel. [Voir aussi: LCD, numérique, photo numérique.]

= Apple =

La firme Apple est souvent appelée la “firme à la pomme”, du fait de son nom et
de son logo (une pomme multicolore dans laquelle on a croqué). Apple Computer
est fondé en 1976 à Cupertino (Californie) par Steve Jobs et Steve Wosniak, et
lance la même année son premier ordinateur personnel, l’Apple I, suivi un an
après de l’Apple II, plus petit, avec un écran couleur en option. En 1984, Apple
lance le Macintosh (couramment appelé Mac), qui est le premier ordinateur
personnel disposant d’une interface graphique intuitive facilement utilisable
par le non spécialiste, et qui se vend à des millions d’exemplaires. Ce jusqu’au
début des années 1990, où le Mac se trouve distancé par les ordinateurs
fonctionnant sous Windows (le système d’exploitation de Microsoft), concurrent
du Mac OS (operating system). Mac devient ensuite une gamme d’ordinateurs
personnels configurés pour une utilisation facile par l’usager, y compris pour
l’internet avec ses modèles iMac et iBook (ordinateur portable). En octobre
2001, Apple lance l'iPod, un baladeur numérique permettant d'écouter de la
musique. Le succès est immédiat, et l’iPod devient le symbole d’une génération.
En avril 2003, Apple lance l'iTunes Music Store, un site de téléchargement
payant de musique en ligne. En mars 2001, le système d’exploitation Mac OS cède
la place au Mac OS X. En janvier 2006, Intel devient le nouveau partenaire
d'Apple pour les nouveaux modèles de Mac, avec le microprocesseur x86, au lieu
d'IBM et Motorola. En janvier 2007, Apple annonce le lancement prochain du
iPhone, un téléphone portable multifonctions comprenant un iPod intégré. [Voir
aussi: Intel, interface, iPhone, iPod, iTunes, Mac, Mac OS, Mac OS X,
microprocesseur, Microsoft, Windows.]

= Arbon, Jean-Pierre =

Après avoir été le directeur général des éditions Flammarion, Jean-Pierre Arbon
co-fonde en mai 1998 avec Bruno de Sa Moreira, directeur de Flammarion
Multimédia, les éditions 00h00 (www.00h00.com), premier éditeur au monde à
vendre des livres numériques. Le nom de 00h00 (qui se prononce "zéro heure") est
choisi à dessein pour évoquer "cette idée d’origine, de nouveau départ", en
faisant le pari de concilier édition électronique et commerce. Pas de stock, pas
de contrainte physique de distribution, mais un très beau site, sur lequel on
lit: "Internet est un lieu sans passé, où ce que l’on fait ne s’évalue pas par
rapport à une tradition. Il y faut inventer de nouvelles manières de faire les
choses." Les éditions 00h00 cessent leur activité en juin 2003, après avoir
exploré un parcours encore inédit. 00h00 se voulait "une maison d’édition d’un
genre nouveau, la première au monde à tenter à grande échelle l’aventure de
l’édition en ligne. Tout était à faire, à inventer. L’édition numérique était
terra incognita: on explorait, on défrichait." (Arbon, octobre 2006) A 50 ans,
Jean-Pierre Arbon débute une carrière de chanteur, sous le nom d'Arbon. Il est
désormais auteur, compositeur et interprète. "En trois ans, Arbon s'est installé
sur la scène française avec plus de cent concerts et un premier album Etre et
avoir été (sorti en novembre 2005, ndlr), salué par la critique qui le compare
aux plus grands. Ses concerts sont un condensé d'énergie, de liberté et de
poésie." Son nouvel album, Il pleut au paradis, sort en mars 2007. [Voir aussi:
éditeur en ligne, éditions 00h00, livre numérique, musique en ligne.]

= Ariel =

Créé par RLG (Research Library Group) en 1994 et distribué par la société
Infotrieve, Ariel est un système électronique de transmission de documents. Avec
un matériel informatique standard et un logiciel Ariel, les usagers peuvent
scanner des articles, photos et autres documents, transmettre les images
numériques obtenues à d’autres stations Ariel par FTP (file transfer protocol)
ou courriel, convertir ces images numériques en fichiers PDF (portable document
format) pour une réception plus aisée, et les imprimer sur toute imprimante
compatible. La transmission d’un document étant plus claire et plus rapide par
Ariel que par fax, l'utilisation d'Ariel est d'un grand secours pour les
documents iconographiques et les textes aux caractères non latins. [Voir aussi:
courriel, FTP, numérisation, PDF, RLG, scanner.]

= ARTFL (American and French Research on the Treasury of the French Language) =

L’ARTFL Project (ARTFL: American and French Research on the Treasury of the
French Language) est un projet commun du laboratoire ATILF (Analyse et
traitement informatique de la langue française, France) et de l’Université de
Chicago (Illinois, Etats-Unis). Une des réalisations de l'ARTFL est la version
informatisée du Trésor de la langue française de Jean Nicot. L’ARTFL prépare
aussi une version en ligne exhaustive de la première édition (1751-1772) de
l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des métiers et des arts de
Diderot et d’Alembert. 72.000 articles écrits par plus de 140 collaborateurs
(dont Voltaire, Rousseau, Marmontel, d’Holbach, Turgot, etc.) font de cette
encyclopédie un monumental ouvrage de référence, avec 17 volumes de texte, 11
volumes de planches, 18.000 pages imprimées et 20.736.912 mots. Destinée à
rassembler puis divulguer les connaissances de l’époque, elle porte la marque
des courants intellectuels et sociaux du 18e siècle. C’est grâce à elle que se
propagent les idées du Siècle des Lumières. Le prototype du volume 1 est en
ligne. [Voir aussi: ATILF, base interactive, encyclopédie en ligne.]

= ASCII (American standard code for information interchange) =

Publié par l’ANSI (American National Standards Institute) en 1968, aux débuts de
l'informatique, avec actualisation en 1977 et en 1986, le code ASCII (American
standard code for information interchange) est un code standard de 128
caractères traduits en langage binaire sur sept bits (A est traduit par
"1000001", B est traduit par "1000010", etc.). Les 128 caractères comprennent 33
caractères de contrôle (qui ne représentent donc pas de symbole écrit) et 95
caractères imprimables: les 26 lettres sans accent en majuscules (A-Z) et
minuscules (a-z), les chiffres, les signes de ponctuation et quelques symboles,
à savoir les touches du clavier anglais ou américain. L'ASCII permet donc
uniquement la lecture de l’anglais et du latin. Par la suite, des variantes de
l’ASCII (norme ISO-8859 ou ISO-Latin) prennent en compte les caractères
accentués de quelques langues européennes. La variante pour le français est
définie par la norme ISO 8859-1 (Latin-1). A partir de 1998, l’ASCII est
concurrencé par l’Unicode, qui permet de traiter toutes les langues de la
planète, en attribuant à chaque caractère (ou idéogramme) un code unique sur 16
bits. L’Unicode est utilisé par exemple pour les fichiers texte des versions
récentes de Windows, le système d'exploitation de Microsoft (Windows NT, Windows
2000, Windows XP et versions suivantes), alors que les versions précédentes
utilisaient l’ASCII. Toutefois l'ASCII se porte toujours bien. A ce jour,
l'ASCII sur sept bits est le seul format compatible avec 99% des machines et des
logiciels, et pouvant être converti dans de nombreux autres formats. Le format
de fichier correspondant est le format TXT, et son extension de fichier est
".txt.". [Voir aussi: ANSI, binaire, bit, ISO 8859, TXT, Unicode, Windows.]

= assistant personnel =

Un assistant personnel est plus fréquemment appelé PDA (personal digital
assistant). [Voir: PDA.]

= asynchrone =

Le terme "asynchrone" définit un mode de communication permettant la
non-simultanéité de l’émission et de la réception des informations (par exemple
le courriel), contrairement à une communication synchrone qui exige la
simultanéité de l’émission et de la réception (par exemple le téléphone ou la
messagerie instantanée). [Voir aussi: courriel, messagerie instantanée,
synchrone, téléphonie.]

= Athena =

Fondée en 1994 par Pierre Perroud, professeur au collège Voltaire à Genève
(Suisse), Athena est une bibliothèque numérique multilingue hébergée sur le site
de l'Université de Genève. Elle propose à la fois des séries de liens vers des
oeuvres en accès libre sur le web et des oeuvres numérisées par les soins
d'Athena. En 1997, le site bilingue français-anglais donne accès à 3.500 textes
électroniques dans des domaines aussi variés que la philosophie, les sciences,
la période classique, la littérature, l'histoire, l'économie, etc. En décembre
1998, les collections comprennent 8.000 textes. Un des objectifs d'Athena est de
mettre en ligne des textes français. Une section spécifique regroupe les auteurs
et textes suisses (Swiss Authors and Texts). On y trouve aussi un répertoire
mondial des ressources littéraires en ligne (Athena Literature Resources). Par
ailleurs, Athena propose une table de minéralogie qui est l'oeuvre de Pierre
Perroud et qui est consultée dans le monde entier. [Voir aussi: bibliothèque
numérique, numérique.]

= ATILF (Analyse et traitement informatique de la langue française) =

Créé en janvier 2001, le laboratoire ATILF (Analyse et traitement informatique
de la langue française) succède à l’INaLF (Institut national de la langue
française, France) pour développer des programmes de recherche sur la langue
française, principalement son vocabulaire, par le biais de bases interactives
spécifiques. Les données lexicales et textuelles produites portent sur divers
registres du français: langue littéraire (du 14e au 20e siècle), langue courante
écrite et parlée, langue scientifique et technique (terminologies) et
régionalismes. L’ATILF gère plusieurs bases textuelles payantes, par exemple
Frantext, un corpus de textes littéraires français (16e-19e siècles) lancé en
1995, ou encore l’Encyclopédie de Diderot, réalisée en collaboration avec le
projet ARTFL (American and French Research on the Treasury of the French
Language) de l’Université de Chicago (Etats-Unis). En accès libre, Dictionnaires
est une collection de dictionnaires informatisés comprenant les dictionnaires de
Robert Estienne (1552), Jean Nicot (1606) et Pierre Bayle (1740), plusieurs
éditions des dictionnaires de l'Académie française (1694, 1798, 1835, 1932-1935,
1992) et enfin le Trésor de la langue française informatisé (TLFi, 1971-1994).
[Voir aussi: base interactive, dictionnaire en ligne, Frantext.]

= ATM (asynchronous transfer mode) =

L'ATM (asynchronous transfer mode) est une technologie pouvant transmettre tout
type d’information, y compris le son et la vidéo, par l’acheminement indépendant
de l’information fragmentée en de multiples paquets et reconstituée à l’arrivée
pour recomposer l’information initiale, le tout dans un délai infime. C’est la
technologie utilisée pour la transmission par fibre optique. [Voir aussi: fibre
optique, paquet.]

= Atom =

Défini par l'IETF (Internet Engineering Task Force), le format Atom est un
format ouvert de syndication, à savoir un format permettant de traiter les
informations récentes mises à disposition par un site web pour lecture sur
d'autres sites. Le format Atom est basé sur le format XML (extensible markup
language). Un autre format de syndication est le format RSS (really simple
syndication). [Voir aussi: IETF, RSS, syndication, XML.]

= AUDACE (Annuaire à l'usage des auteurs cherchant un éditeur) =

AUDACE est l'acronyme d'Annuaire à l'usage des auteurs cherchant un éditeur, et
son auteur est Roger Gaillard. Publié pour la première fois en 1986 par le
Calcre (Association d'information et de défense des auteurs, dont le sigle
signifie "Comité des auteurs en lutte contre le racket de l'édition"), AUDACE
devient rapidement une "bible" respectée de toute la profession, avec une
nouvelle version tous les trois ou quatre ans. Ce jusqu'à la disparition du
Calcre en 2004 des suites d'un procès initié par un ancien salarié. AUDACE est
désormais publié par L'Oie plate (Observatoire indépendant de l'édition pour les
auteurs très exigeants), maison d'édition fondée en 2005 par Roger Gaillard,
Claude Aubert et André Muriel. Publiée en mars 2005, la nouvelle édition
d'AUDACE propose 1.100 fiches techniques sur les éditeurs de littérature et
répond aux nombreuses questions que se posent les postulants à l'édition. AUDACE
attribue aussi des "étoiles" et des "tomates" aux éditeurs à compte d'auteur
selon la qualité de leurs prestations. [Voir aussi: Calcre, édition, Gaillard
Roger, Oie plate (L').]

= audio =

Le terme "audio" est un terme générique recouvrant tout ce qui a trait au son.
Pour la musique, les principaux formats numériques sont les formats MP3 et WMA
(Windows media audio). Et, pour le livre audionumérique (appelé plus simplement
livre audio), les formats MP3, WMA et DAISY (digital accessible information
system). [Voir aussi: DAISY, livre audio, MP3, numérique (son), WMA.]

= audioblog =

Un audioblog (ou blog audio) est un blog permettant d'écouter des chansons, de
la musique ou des émissions musicales en ligne. Certains audioblogs proposent
aussi l’envoi de fichiers par podcasting, une technologie permettant aux usagers
de recevoir directement les nouveaux fichiers audio qu'ils ont pré-sélectionnés.
[Voir aussi: blog, musique en ligne, podcast.]

= auteur hypermédia =

Un auteur hypermédia est un auteur exploitant les possibilités du lien
hypermédia (lien vers des images animées, des bandes sonores, des vidéos, etc.)
dans des oeuvres telles qu’un site d’écriture hypermédia, une fiction hypermédia
(nouvelle, roman, feuilleton), un documentaire hypermédia, etc. [Voir aussi:
lien hypermédia, littérature numérique.]

= auteur hypertexte =

Un auteur hypertexte exploite les possibilités du lien hypertexte (lien vers des
textes et des images) dans des oeuvres telles qu’un site d’écriture hypertexte,
une fiction hypertexte (nouvelle, roman, feuilleton) , un documentaire
hypertexte, etc. [Voir aussi: lien hypertexte, littérature numérique.]

= auteur multimédia =

Un auteur multimédia est un auteur qui contribue à l’élaboration de matériel
multimédia ou qui utilise le multimédia pour ses propres travaux (oeuvres de
fiction ou documentaires). [Voir aussi: multimédia.]

= auto-édition =

Grandement facilitée par l’internet, l’auto-édition est une solution choisie par
de nombreux auteurs, qui créent leur propre site web afin de diffuser leurs
oeuvres, ce qui leur évite de passer par les canaux traditionnels. C'est le cas
par exemple de l’écrivain Anne-Bénédicte Joly. [Voir aussi: édition.]

= autoroute de l’information =

Appelées aussi inforoutes, les autoroutes de l'information sont l'ensemble des
réseaux de communication permettant la transmission rapide d’informations via
l'internet, que ce soit par la DSL (digital subscriber line) ou sa variante ADSL
(asymmetric digital subscriber line), le câble en fibres optiques, la boucle
locale radio, le satellite, la WiFi (wireless fidelity), la WiMAX (worldwide
interoperability for microwave access), etc. [Voir aussi: ADSL, boucle locale
radio, DSL, fibre optique, internet, satellite, WiFi, WiMAX.]

= Autret, Marc =

Journaliste et infographiste, Marc Autret rejoint le Calcre (Association
d'information et de défense des auteurs, dont le sigle signifie "Comité des
auteurs en lutte contre le racket de l'édition") en 1993. En janvier 1996, il
crée le magazine imprimé Ecrire&Editer (E&E), avec le soutien de Roger Gaillard,
président du Calcre et directeur de publication. Devenu au fil des ans une
référence dans le monde des lettres, E&E est un bimestriel d’information
pratique sur le monde de l’édition, y compris l’édition électronique (outils
logiciels, web littéraire, aspects contractuels, etc.). Marc Autret est le
rédacteur en chef d'E&E de janvier 1996 à mars 2004, jusqu'à la disparition du
Calcre des suites d'un procès initié par un ancien salarié. Ses dix ans au
Calcre en font l’un des meilleurs spécialistes de la défense des auteurs et de
l'analyse de l'édition littéraire. En mars 2005, il publie 150 questions sur
l'édition aux éditions L'Oie plate (Observatoire indépendant de l'édition pour
les auteurs très exigeants). En 150 articles et 240 pages, cet "anti-sèche à
l'usage des auteurs" est le vade-mecum des jeunes écrivains en quête d'éditeur.
Et un modèle du genre. Il est complété par une FAQ (foire aux questions) en
ligne sur son site BlogNot! L'édition numérique (ebook) du même livre est
disponible chez Numilog en octobre 2006. En octobre 2005, Marc Autret lance sur
BlogNot! la rubrique Fil de brèves, sur le monde de l'édition, l'infographie, le
multimédia, le droit d'auteur et les sujets connexes. [Voir aussi: Calcre, droit
d'auteur, Ecrire&Editer, édition, édition électronique, infographie, Gaillard
Roger, livre numérique, multimédia, Numilog, Oie plate (L').]

= Aveline, Isabelle =

Isabelle Aveline est d'abord libraire puis journaliste avant de se lancer dans
la conception de sites internet et intranet. En juin 1996, elle fonde Zazieweb,
un site indépendant conçu pour tous les amoureux du livre, professionnels et
amateurs. Le succès est immédiat. "Le site Zazieweb débarque sur la Toile dans
un no man's land littéraire, raconte-t-elle en 1998. Zazieweb se situe aux
frontières de l'écrit et de l'édition électronique. L'originalité du traitement
des rubriques par rapport à un média papier étant évidemment de 'mailler'
l'information avec un site sur internet." Suivant de près l’actualité du livre,
le site se veut un espace de documentation, d’orientation et de ressources
internet. Quelques années après, le site devient un portail offrant de multiples
services. L’annuaire de Zazieweb recense plus de 5.000 sites littéraires.
Zazieweb offre aussi "des espaces d’échanges et de rencontres pour lecteurs
communicants et actifs". Y participe une communauté active de plus de 10.000
e-lecteurs. "Qu'est-ce qu'un e-lecteur? Un e-lecteur est un lecteur actif et
communicant qui souhaite échanger, discuter, polémiquer avec d'autres lecteurs.
Des espaces et services lui sont dédiés sur Zazieweb, sur le mode interactif du
web! Zazieweb se présente comme une interface média qui reconstruit, réinvente
les relations entre les gens, entre les textes, entre toutes ces articulations
possibles qui existent entre les personnes et les livres." [Voir aussi:
annuaire, Zazieweb.]

= AZERTY =

AZERTY est un acronyme caractérisant le clavier d’ordinateur utilisé en France.
Cet acronyme correspond aux premières touches de la première ligne de caractères
alphabétiques (à savoir la deuxième ligne du clavier). A l’exception de la
France, les utilisateurs des langues indo-européennes utilisent en général un
clavier QWERTY. [Voir aussi: QWERTY.]


*B*


= B2B (business-to-business) =

Le B2B (business-to-business) est un sigle désignant une relation d'entreprise à
entreprise, contrairement au B2C (business-to-consumer), qui désigne une
relation de l'entreprise au consommateur. [Voir aussi: B2C, commerce en ligne.]

= B2C (business-to-consumer) =

Le B2C (business-to-consumer) est un sigle désignant une relation de
l'entreprise au consommateur, contrairement au B2B (business-to-business), qui
désigne une relation d'entreprise à entreprise. [Voir aussi: B2B, commerce en
ligne.]

= Babel Fish Translation =

Appelé aussi à ses débuts AltaVista Translation, Babel Fish Translation est un
service de traduction automatique lancé en décembre 1997 par le moteur de
recherche AltaVista, en partenariat avec la société Systran, spécialisée dans
les logiciels de traduction. A l'origine, Babel Fish permet de traduire une page
web ou un texte relativement court de l'anglais vers les langues suivantes:
allemand, espagnol, français, italien et portugais, et vice versa. Ce service
rencontre un succès immédiat, et reste toujours très utilisé dans les années
2000, avec augmentation des combinaisons de langues possibles. [Voir aussi:
AltaVista, logiciel, moteur de recherche, traduction automatique.]

= baladeur numérique =

Un baladeur numérique est un appareil de petite taille permettant de stocker,
d'emporter et d'utiliser des fichiers numériques (texte, son, image). Le
baladeur numérique destiné au texte débute en 1999 avec diverses expériences de
tablettes de lecture nomade, l'expérience la plus intéressante étant celle du
prototype @folio. Le baladeur numérique destiné à la musique débute en 2001 avec
l’iPod. Une présentation plus détaillée est disponible dans les deux notices
suivantes. [Voir aussi: @folio, baladeur numérique (musique), baladeur numérique
(texte), ebook, iPod, numérique.]

= baladeur numérique (musique) =

Le baladeur numérique destiné à la musique est d’abord appelé baladeur MP3, du
nom du premier "grand" format musical. Ce baladeur permet de stocker et
d'écouter des fichiers musicaux, souvent trouvés ou achetés en ligne. Le
baladeur le plus connu est l'iPod, lancé fin 2001 par Apple, et qui connaît un
succès fulgurant. Sa part de marché toutes versions confondues est de 82% en
octobre 2004. A la même date, une soixantaine de modèles est disponible sur le
marché, dont les modèles de Creative, iRiver, PalmOne, RCA (Thomson), Rio et
Samsung. Arrivent ensuite d'autres modèles lancés par Dell, Mattel, Olympus,
Sony, Toshiba, Virgin ou Microsoft. Les principaux formats de fichiers musicaux
sont le MP3, le MP3pro et le WMA (Windows media audio). [Voir aussi: iPod, MP3,
MP3pro, musique en ligne, numérique (son), WMA.]

= baladeur numérique (texte) =

Le baladeur numérique destiné au texte débute en 1999 avec diverses expériences
d’appareils de lecture dédiés, souvent appelés ebooks, dont aucune n’est
vraiment concluante à ce jour. Une autre expérience dans ce domaine est le
prototype @folio, un baladeur numérique permettant de lire des textes glanés sur
l’internet. En 2007, l'usage est de lire sur son PDA (personal digital
assistant) ou son smartphone, ou encore sur son ordinateur portable pour ceux
qui préfèrent un écran plus grand. Les supports dédiés vraiment performants sont
encore du domaine de l’avenir. [Voir aussi: @folio, ebook, numérique (texte),
PDA, smartphone.]

= Balpe, Jean-Pierre =

Jean-Pierre Balpe est chercheur, théoricien de la littérature informatique et
écrivain. Il a été le directeur du département hypermédias de l’Université Paris
8. Il est l’auteur d’ouvrages scientifiques et techniques et d’ouvrages de
fiction (poèmes, romans et nouvelles). Dès 1975, il s’intéresse aux possibilités
que l’informatique offre à l’écriture littéraire. En 1981, il est l’un des
co-fondateurs de l’ALAMO (Atelier de littérature assistée par la mathématique et
les ordinateurs). Depuis 1989, il réalise des logiciels d’écriture
principalement utilisés lors d’expositions ou de manifestations publiques. Il
est aussi l’auteur de romans interactifs et génératifs utilisant l’internet
(Trajectoires, Mail-Roman, etc.) et de spectacles utilisant des générateurs de
texte (parfois couplés avec des générateurs de musique ou de scénographie). Il
considère que "les technologies numériques sont une chance extraordinaire du
renouvellement du littéraire". Entre moult réalisations, il est l’auteur du
premier mail-roman, à savoir un roman diffusé par courriel. Entre le 11 avril et
le 19 juillet 2001, pendant très exactement cent jours, il écrit et diffuse
quotidiennement un chapitre de Rien n’est sans dire à cinq cents personnes (sa
famille, ses amis, ses collègues, etc.) en s’inspirant des réponses et des
réactions des lecteurs pour écrire la suite. En 2005, il anime également
plusieurs blogs consacrés à l’hyperfiction (roman ou poésie). [Voir aussi:
courriel, blog, hyperfiction, littérature numérique, mail-roman.]

= bande passante =

L'expression "bande passante" désigne le débit procuré par un réseau de
télécommunications. En fonction du débit, la bande passante est donc "étroite",
"moyenne" ou "large". Une présentation plus détaillée est donnée dans les trois
notices suivantes. [Voir aussi: bande passante étroite, bande passante large,
bande passante moyenne, réseau, télécommunications.]

= bande passante étroite =

L’expression "bande passante étroite" caractérise un débit relativement faible
procuré par un réseau de télécommunications. Ce terme désigne le plus souvent
les fils de cuivre de la ligne téléphonique standard, couplés avec l’utilisation
d’un modem 56 Kbps (kilobits par seconde), qui permet de convertir les données
numériques de l’ordinateur vers des données analogiques pouvant transiter par la
ligne téléphonique, et inversement. Très utilisée aux débuts de l’internet, la
bande passante étroite est ensuite supplantée par une bande passante moyenne ou
large, qui permet un débit beaucoup plus rapide. [Voir aussi: analogique, bande
passante large, bande passante moyenne, bps, modem, numérique.]

= bande passante large =

L’expression “bande passante large” caractérise le débit élevé procuré par un
réseau de télécommunications. Ce débit est procuré par plusieurs types de
réseaux: (a) la DSL (digital subscriber line), apparue en 1998, ou sa variante
ADSL (asymmetric digital subscriber line), qui utilise les fils de cuivre de la
ligne téléphonique pour transmettre des données numériques tout en permettant la
transmission simultanée de la voix et du fax; (b) le câble TV, qui fournit à la
fois les services télévisuels et l’accès internet à haut débit, par le biais
d’un modem câble pour ce dernier; (c) le câble en fibres optiques, pour le
transfert de données numériques à très haut débit sur de longues distances; (d)
la WiFi (wireless fidelity), apparue en 2002, à savoir une technologie sans fil
utilisant les ondes radio pour se connecter à l'internet sur une portée de
quelques dizaines de mètres; (e) la WiMAX (worldwide interoperability for
microwave access), elle aussi à base de fréquences radio, mais avec un champ
d'action de plusieurs kilomètres; (f) le CPL (courant porteur en ligne), qui
utilise le réseau électrique. [Voir aussi: ADSL, bande passante, câble, CPL,
DSL, fibre optique, WiFi, WiMAX.]

= bande passante moyenne =

L’expression "bande passante moyenne" caractérise le débit moyen procuré par un
réseau de télécommunications. Ce débit désigne le plus souvent le RNIS (réseau
numérique à intégration de services), qui permet la transmission de données
numériques à la vitesse de 128 Kbps (kilobits par seconde) par le biais des fils
de cuivre de la ligne téléphonique standard (qui sont équipés d’un adaptateur
spécifique aux deux extrémités), tout en autorisant la transmission simultanée
de la voix et du fax. [Voir aussi: bande passante, bps, RNIS.]

= Barnes & Noble (B&N) =

Barnes Noble (B&N) est une grande chaîne de librairies qui, en 1997, comprend
480 librairies “traditionnelles” aux Etats-Unis. Barnes & Noble est aussi un
éditeur de livres classiques et illustrés. En mai 1997, BarnesNoble lance sa
librairie en ligne, Barnes & Noble.com, en partenariat avec Bertelsmann, géant
des médias allemand, pour concurrencer la librairie en ligne Amazon.com. En août
2000, Barnes & Noble.com ouvre un secteur de vente de livres numériques. Puis,
en janvier 2001, un secteur d’édition électronique, dénommé Barnes & Noble
Digital. Ces deux activités cessent en septembre 2003, signe qu'un véritable
marché reste encore du domaine de l'avenir. En juillet 2003, B&N rachète les
parts détenues par Bertelsmann dans Barnes & Noble.com (36,8% des parts) pour
164 millions de dollars US. [Voir aussi: Amazon.com, Bertelsmann, édition
électronique, librairie numérique, livre numérique.]

= base interactive =

Une base interactive est une base de données informatisée permettant une
recherche multicritères, par exemple dans un ensemble de termes et définitions
(base terminologique), ou encore dans un corpus de textes (base textuelle), avec
choix de présentation pour l’affichage des résultats. Des exemples de bases
textuelles interactives peuvent être trouvés dans la section NEFbase du Net des
études françaises (NEF). TACTweb, logiciel de recherche de données textuelles en
ligne, peut être téléchargé gratuitement et paramétré facilement pour créer et
gérer des bases textuelles en ligne. [Voir aussi: base terminologique, NEF,
TACTweb.]

= base terminologique =

Une base terminologique est une base interactive permettant une recherche
multicritères dans un corpus de termes et définitions disponibles dans une ou
plusieurs langues. C'est le cas par exemple du Grand dictionnaire terminologique
(GDT) de l’Office québécois de la langue française (OQLF). [Voir aussi: base
interactive, dictionnaire en ligne, Grand dictionnaire terminologique.]

= BBS (bulletin board system) =

Un BBS (bulletin board system) est un système informatisé reliant les personnes
appartenant à un même groupe d’intérêt (association, entreprise, organisme,
etc.) pour des annonces, des discussions, le transfert de fichiers, etc. Appelé
“babillard” par les Québécois. Le pionnier des BBS est The WELL (The Whole Earth
'Lectronic Link), qui débute dès 1985 et se poursuit ensuite sur le web. [Voir
aussi: WELL (The).]

= Benetech =

Jim Fruchtermann fonde en 2001 Benetech, une société de la Silicon Valley
(Californie) ayant pour objectif de mettre les technologies au service de tous
les êtres humains, et pas seulement de quelques-uns. Benetech prend la suite
d'Arkenstone, une société spécialisée dans les appareils de lecture pour
personnes aveugles. La première réalisation de Benetech est Bookshare.org, une
grande bibliothèque numérique lancée en février 2002 à l’intention des personnes
aveugles et malvoyantes résidant aux Etats-Unis (inscription payante). Benetech
conçoit, développe et met en oeuvre des technologies novatrices au service du
handicap, des droits humains, de l'alphabétisation, de l'éducation et de la
fracture numérique. Pour tous ses projets, la société privilégie un retour sur
investissement plus social que financier. Benetech propose notamment Route 66
Literacy, un logiciel de lecture pour l'alphabétisation des adultes, et Martus,
un logiciel sécurisé permettant de recenser les atteintes aux droits de l'homme.
[Voir aussi: appareil de lecture, bibliothèque numérique, Bookshare.org,
fracture numérique.]

= Berners-Lee, Tim =

Tim Berners-Lee est l’inventeur du World Wide Web (plus communément appelé web),
qui voit le jour en 1989. Alors ingénieur au CERN (Organisation européenne pour
la recherche nucléaire) à Genève, Tim Berners-Lee mène un projet autour de la
mise en réseau de documents utilisant l'hypertexte. En 1990, il met au point le
premier serveur HTTP (hypertext transfer protocol) et le premier navigateur web.
Le web devient opérationnel en 1991. Tim Berners-Lee préside ensuite le
consortium W3C (World Wide Web Consortium), un consortium industriel
international fondé en octobre 1994 pour développer les protocoles et les
standards communs nécessaires à la croissance du web. Dans un texte personnel
situé sur son site (The World Wide Web: A Very Short Personal History), Tim
Berners-Lee écrit: "Le rêve derrière le web est un espace d’information commun
dans lequel nous communiquons en partageant l’information. Son universalité est
essentielle, à savoir le fait qu’un lien hypertexte puisse pointer sur quoi que
ce soit, quelque chose de personnel, de local ou de global, aussi bien une
ébauche qu’une réalisation très sophistiquée." Tim Berners-Lee est également
chercheur au MIT (Massachusetts Institute of Technology). [Voir aussi: CERN,
HTTP, lien hypertexte, MIT, protocole, W3C, web.]

= Bertelsmann =

Géant des médias allemands, Bertelsmann se lance dans le numérique en 1997. En
mai 1997, il passe un partenariat avec Barnes & Noble (qui possède un réseau de
480 librairies aux Etats-Unis) pour lancer la librairie en ligne Barnes &
Noble.com, afin de concurrencer la grande librairie en ligne Amazon.com. Au
printemps 1998, Bertelsmann poursuit sa progression sur le marché américain en
acquérant le grand éditeur Random House. Bertelsmann s'associe aussi avec Barnes
& Noble pour financer NuvoMedia, société californienne qui lance le premier
appareil de lecture dédié, dénommé Rocket eBook. (Nuvomedia est ensuite racheté
par Gemstar TV-Guide International.) Toujours en 1998, Bertelsmann ouvre la
grande librairie européenne en ligne BOL.com ( BOL: Bertelsmann On Line), avec
des succursales dans plusieurs pays. Suite à la récession de la "nouvelle
économie" au début des années 2000, Bertelsmann décide de mettre un frein à ses
activités internet et multimédias en août 2002, afin de réduire son endettement.
La société se recentre sur le développement de ses activités traditionnelles,
notamment sa maison d’édition Random House et l’opérateur européen de télévision
RTL. En juillet 2003, Bertelsmann vend à Barnes & Noble (B&N) les parts qu’il
détenait dans B&N.com (36,8% des parts) pour la somme de 164 millions de dollars
US. [Voir aussi: Barnes & Noble, BOL.com, Nuvomedia, Rocket eBook.]

= Bezos, Jeff =

En juillet 1995, Jeff Bezos crée à Seattle (Etat de Washington, Etats-Unis) la
librairie en ligne Amazon.com, futur géant du commerce électronique. L’étude de
marché qu'il conduit au printemps 1994 l'a convaincu du fait que les livres sont
les meilleurs produits à vendre sur l’internet. "J'ai utilisé tout un ensemble
de critères pour évaluer le potentiel de chaque produit, relate Jeff Bezos dans
le kit de presse d'Amazon. Le premier critère a été la taille des marchés
existants. J'ai vu que la vente des livres représentait un marché mondial de 82
milliards de dollars. Le deuxième critère a été la question du prix. Je voulais
un produit bon marché. Mon raisonnement était le suivant: puisque c'était le
premier achat que les gens allaient faire en ligne, il fallait que la somme à
payer soit modique. Le troisième critère a été la variété dans le choix: il y
avait trois millions de titres de livres alors qu'il n'y avait que 300.000
titres pour les CD, par exemple." Amazon.com débute avec dix salariés et trois
millions d’articles, et devient vite une référence mondiale du commerce en
ligne. Belle consécration, Jeff Bezos est élu l'homme de l'année 1999 de Time
Magazine. Amazon.com fait partie des "grands" de l’internet, avec aBay, Yahoo!,
Google et Microsoft. [Voir aussi: Amazon.com, commerce en ligne, eBay, librairie
en ligne.]

= Bible de Gutenberg =

La Bible de Gutenberg est le premier ouvrage que Gutenberg ait imprimé, dans les
années 1450, dans son atelier de Mayence (Allemagne). Il l'aurait imprimée en
180 exemplaires. 48 exemplaires, dont certains incomplets, existeraient
toujours. La British Library en possède deux versions complètes, et une
partielle. La version numérique de la Bible de Gutenberg est mise en ligne en
novembre 2000 sur le site de la British Library. La numérisation est l’oeuvre de
chercheurs et experts techniques de l’Université Keio de Tokyo et de NTT (Nippon
Telegraph and Telephone Communications), venus travailler sur place à l’aide de
matériels hautement sophistiqués. [Voir aussi: Gutenberg Johannes, numérique,
numérisation.]

= bibliographie =

Une bibliographie est un répertoire regroupant des références de livres,
articles et autres documents permettant de s'orienter au mieux dans "l'énorme
bibliothèque accumulée par les écrivains de tous les peuples et de tous les
pays, c'est-à-dire le patrimoine littéraire de l'humanité" (Henri Langlois).
Longue d'une demi-page ou bien de plusieurs centaines de pages, elle peut être
générale, spécialisée, sélective, exhaustive, alphabétique, chronologique,
analytique (commentée) ou systématique (classée en rubriques). De plus, une
bibliographie peut être à vocation commerciale, par exemple Electre, qui recense
les livres en langue française disponibles à la vente, ou non commerciale, par
exemple la Bibliographie nationale française, établie par la BnF (Bibliothèque
nationale de France) à partir des documents reçus au titre du dépôt légal. [Voir
aussi: bibliothèque, Bibliothèque nationale de France, Electre.]

= bibliothèque =

Les bibliothèques traditionnelles (bibliothèques nationales, bibliothèques
publiques, bibliothèques privées, bibliothèques spécialisées, etc.) sont
présentes sur l’internet par le biais d’un site web, d’un catalogue en ligne et
d’une bibliothèque numérique, ce qui rend obsolètes les problèmes de
communication du passé. Si la bibliothèque numérique se développe dès 1994, la
mise en ligne de vastes collections ne débute que plus tard, en 1997 et 1998, le
temps de numériser les fonds et de mettre au point la technologie nécessaire.
Les documents sont numérisés en mode texte ou en mode image. D’autres
bibliothèques numériques n’émanent pas d’une bibliothèque traditionnelle. Elles
sont nées sur l’internet, comme le Projet Gutenberg, la grande bibliothèque
mondiale de livres du domaine public au format texte. [Voir aussi: bibliothèque
numérique, numérisation, Projet Gutenberg.]

= Bibliothèque électronique de Lisieux (La) =

La Bibliothèque électronique de Lisieux est l’une des premières bibliothèques
francophones du réseau. Elle est créée en juin 1996 par Olivier Bogros,
directeur de la médiathèque municipale de Lisieux (Normandie), qui l’héberge
pendant deux ans sur les pages de son compte personnel CompuServe. En juin 1998,
il enregistre un nom de domaine (www.bmlisieux.com) et déménage l’ensemble sur
un serveur offrant une capacité de stockage de 30 Mo (mégaoctets). En juillet
1999, la bibliothèque électronique comprend 370 textes courts, numérisés en mode
texte à partir des collections de la médiathèque. On y trouve des oeuvres
littéraires, des brochures et des opuscules documentaires, ainsi que des
manuscrits, livres et brochures sur la Normandie. En juillet 2000, on compte 466
textes de 120 auteurs. En février 2004, les collections approchent les 700
textes. En décembre 2006, les collections comprennent 930 oeuvres et 20 galeries
d'images (ce qui représente 327,1 Mo avec une capacité de stockage de 600 Mo).
Créé en août 2000 sur le site de l'Université de Toronto, LexoTor est une base
de données fonctionnant avec le logiciel TACTweb (TACT: text analysis computing
tools) et permettant l'interrogation en ligne des oeuvres de la bibliothèque,
ainsi que des analyses et des comparaisons textuelles. [Voir aussi: bibliothèque
numérique, Bogros Olivier, numérisation, numérisation en mode texte, TACTweb.]

= Bibliothèque européenne (La) =

La Bibliothèque européenne est un portail commun aux 43 bibliothèques nationales
d'Europe. Il est lancé en janvier 2004 par la CENL (Conference of European
National Librarians) et hébergé par la Bibliothèque nationale des Pays-Bas. Ce
portail offre d'ores et déjà un point d'accès unique aux ressources de 18
bibliothèques nationales: catalogue commun et accès gratuit ou payant aux
documents électroniques. Les collections des autres bibliothèques seront
intégrées dans une phase ultérieure. La Bibliothèque européenne est issue du
projet TEL (Telematics & Electronic Libraries), un projet de trois ans
(2001-2003) subventionné par la Commission européenne. L'objectif de ce projet
était d'étudier la faisabilité d'un nouveau service pan-européen (dénommé "La
Bibliothèque européenne") capable de donner accès à des ressources disséminées
dans toutes les bibliothèques nationales d'Europe. La Bibliothèque européenne
sera le portail de la future Bibliothèque numérique européenne, un projet lancé
en mars 2006. [Voir aussi: bibliothèque, Bibliothèque numérique européenne,
portail.]

= Bibliothèque nationale de France (BnF) =

La Bibliothèque nationale de France (BNF) est la plus grande bibliothèque
francophone mondiale. En octobre 1997, la BNF met en ligne sa bibliothèque
numérique Gallica, qui devient rapidement la grande bibliothèque numérique
francophone du réseau, et l'une des grandes bibliothèques numériques mondiales
avec celles de la British Library et de la Library of Congress. Les catalogues
en ligne de la BnF servent aussi de bases bibliographiques. Le site de la BnF
héberge le Catalogue collectif de France (CCFr), qui regroupe plusieurs
catalogues: BnF, bibliothèques universitaires, fonds anciens (avant 1811) et
locaux des bibliothèques municipales et spécialisées. Les Signets de la BnF
"proposent une sélection commentée de ressources accessibles par internet,
choisies par les bibliothécaires de la BnF". [Voir aussi: bibliothèque
numérique, catalogue en ligne, Gallica, signet.]

= bibliothèque numérique =

Appelée aussi bibliothèque électronique ou bibliothèque virtuelle, une
bibliothèque numérique est une entité utilisant les technologies numériques pour
acquérir, stocker, préserver et diffuser des documents. Ces documents sont soit
publiés directement sous forme numérique, soit numérisés à partir d’un document
imprimé, audiovisuel ou autre. Une collection numérique devient une bibliothèque
numérique lorsqu’elle répond aux quatre conditions suivantes: (a) elle peut être
créée et produite dans un certain nombre d’endroits différents, mais elle doit
être accessible en tant qu’entité unique; (b) elle doit être organisée et
indexée pour un accès aussi facile que possible; (c) elle doit être stockée et
gérée de manière à avoir une existence assez longue après sa création; (d) elle
doit trouver un équilibre entre le respect du droit d’auteur et la diffusion
libre du savoir. [Voir aussi: droit d’auteur, numérisation.]

= Bibliothèque numérique européenne (BNE) =

Après une vaste consultation lancée par la Commission européenne en septembre
2005, avec réponse requise en janvier 2006, le projet de bibliothèque numérique
européenne débute en mars 2006. D'après le communiqué de presse en date du 2
mars 2006, "le plan de la Commission européenne visant à promouvoir l’accès
numérique au patrimoine de l’Europe prend forme rapidement. Dans les cinq
prochaines années, au moins six millions de livres, documents et autres oeuvres
culturelles seront mis à la disposition de toute personne disposant d’une
connexion à l’internet, par l’intermédiaire de la 'Bibliothèque numérique
européenne'. Afin de stimuler les initiatives de numérisation européennes, la
Commission va cofinancer la création d’un réseau paneuropéen de centres de
numérisation. La Commission abordera également, dans une série de documents
stratégiques, la question du cadre approprié à adopter pour assurer la
protection des droits de propriété intellectuelle dans le cadre des
bibliothèques numériques." Cette bibliothèque numérique européenne sera
accessible à partir de la Bibliothèque européenne, un portail commun aux 43
bibliothèques nationales d'Europe. [Voir aussi: Bibliothèque européenne,
bibliothèque numérique, numérisation.]

= Bibliothèque numérique pour le Handicap (BnH) =

La Bibliothèque numérique pour le Handicap (BnH) est lancée en janvier 2006,
comme projet d'étude et de recherche, à l’initiative de la ville de
Boulogne-Billancourt (région parisienne) et sous l'égide d'Alain Patez,
bibliothécaire numérique chargé de mission pour la BnH. "Projet à vocation
nationale, la BnH repose sur la conviction que l'édition numérique est le moyen
d'accès à l'information et à la culture le mieux adapté aux personnes en
situation de handicap. L'objectif de la BnH est de permettre à toute personne
confrontée à un handicap de télécharger à distance des livres numériques. Ces
documents sont commercialisés dans le public, donc non libres de droit de
reproduction." (Alain Patez) Les livres sont chronodégradables (durée de
validité limitée dans le temps). Cette initiative, qui suscite beaucoup
d'intérêt, est promise à un développement rapide. La plateforme technique est
entièrement gérée par la société Numilog. En septembre 2007, la BnH est ouverte
à toute personne en situation de handicap, quel que soit son handicap -
définitif ou provisoire - et quel que soit son lieu géographique (en France
métropolitaine pour le moment). [Voir aussi: bibliothèque numérique, livre
numérique, Numilog, téléchargement.]

= Big-5 =

Big-5 désigne un système de codage informatique pour la langue chinoise. Ce
système permet d'encoder les 13.494 caractères chinois traditionnels. [Voir
aussi: codage.]

= binaire =

Le terme "binaire" signifie "à base deux". Un code binaire utilise donc
uniquement les éléments 0 et 1. Le code ASCII (American standard code for
information interchange), par exemple, traduit 126 caractères (lettres,
chiffres, ponctuation, symboles) en langage binaire sur 7 bits. "A" devient:
"1000001", "B" devient: "1000010", etc. [Voir aussi: ASCII, bit.]

= bit =

Le terme "bit" est l'acronyme de "binary digit". Le bit est une unité de
numération binaire (0 ou 1) utilisée pour le codage informatique de caractères
(lettres, chiffres, ponctuation, symboles), par exemple l'ASCII (American
standard code for information interchange). Un ensemble de 8 bits forme un
octet. Le kilobit (Kbit) est une unité de mesure équivalant à 1.000 ou 1.024
bits. Le mégabit (Mbit) est une unité de mesure équivalant à un million de bits.
Le gigabit (Gbit) est une unité de mesure équivalant à un milliard de bits. Le
térabit (Tbit) est une unité de mesure équivalant à 1.000 gigabits.
L'abréviation "bit/s" ou "bps" (bit par seconde) désigne une unité de débit de
transmission des données. [Voir aussi: ASCII, bps, codage, numérique, octet.]

= blog =

Un blog (appelé aussi blogue ou weblog) est un "carnet de bord sur internet"
(Petit Robert) ou encore un journal en ligne tenu par une personne ou un groupe.
A usage professionnel ou personnel, il permet de tenir son journal sur le web
via un logiciel très simple d’utilisation. Ce journal est ordonné par ordre
chronologique (du plus récent au plus ancien) et il est actualisé au gré du
rédacteur, d’heure en heure ou bien une fois par mois. Le premier blog apparaît
en 1997. Le blog pointblog.com propose un abc du blogging donnant des
informations pratiques, y compris sur la manière de créer son blog. En 2004, Le
Monde.fr, site du quotidien Le Monde, lance ses propres blogs, "un formidable
format d'expression journalistique qui permet un dialogue quasi-instantané avec
son lecteur", selon Yann Chapellon, directeur du Monde interactif. En juillet
2005, il y aurait plus de 14 millions de blogs dans le monde, et 80.000 nouveaux
blogs par jour. En décembre 2006, le site spécialisé Technorati recense 65
millions de blogs, et 175.000 nouveaux blogs par jour. D'après la société
Gartner, la durée de vie moyenne d'un blog est de trois mois, et on recense 30
millions de blogueurs actifs. Toujours d'après Gartner, le nombre de blogueurs
pourrait atteindre les 100 millions au cours du premier semestre 2007, un nombre
qui marquerait le pic d'un engouement phénoménal depuis quelques années, pour
redescendre ensuite et atteindre une vitesse de croisière. Certains blogs sont
consacrés aux photos (photoblogs ou blogs photo), à la musique (audioblogs,
blogs audio ou podcasts) ou aux vidéos (vlogs ou blogs vidéo). [Voir aussi:
audioblog, logiciel, podcast, presse en ligne, web.]

= Blu-Ray =

La norme Blu-Ray est une norme de DVD (digital versatile disc) haute définition,
permettant donc de proposer une image et un son de très grande qualité. Les deux
normes concurrentes du marché sont la norme Blu-Ray, défendue par Sony, et la
norme HD DVD (high definition digital versatile disc), défendue par Toshiba. Pas
de norme commune donc, faute d'un accord entre les parties. Les premiers DVD
nouvelle génération sont lancés en 2006. Outre Sony, la norme Blu-Ray est
utilisée par Panasonic, Philips, Pioneer et Samsung. Des DVD haute définition
bi-format et des lecteurs de DVD bi-format sont lancés en 2007. [Voir aussi:
DVD, HD DVD.]

= Bluetooth =

La technologie Bluetooth est une technologie sans fil à base de fréquences
radio, qui permet de connecter plusieurs appareils dans un rayon de 10 à 100
mètres sur une bande radio de 2,4 GHz (gigahertz). Bluetooth permet par exemple
de connecter un ordinateur avec ses périphériques (imprimante, scanner, souris,
etc.) ou alors avec un PDA (personal digital assistant), un téléphone portable
ou un smartphone, pour un transfert des données en temps réel dans le rayon
imparti, en même temps que la sécurité de transmission des données et leur
protection contre les interférences. [Voir aussi: hertz, ordinateur, PDA,
périphérique, smartphone, téléphone portable.]

= Bogros, Olivier =

Olivier Bogros est directeur de la Médiathèque municipale de Lisieux
(Normandie). En juin 1996, il crée la Bibliothèque électronique de Lisieux, une
des premières bibliothèques francophones du réseau. Il l’héberge d’abord pendant
deux ans sur les pages de son compte personnel CompuServe. En juin 1998, il
enregistre un nom de domaine (www.bmlisieux.com) et déménage l’ensemble sur un
serveur offrant une capacité de stockage de 30 Mo (mégaoctets). Cette
bibliothèque numérique est spécialisée dans les textes courts (nouvelles,
brochures et articles), qui sont numérisés en mode texte à partir des
collections de la médiathèque, avec 700 textes en février 2004 et 930 textes en
décembre 2006, ainsi que 20 galeries d'images. A titre personnel, Olivier Bogros
est aussi l’auteur de Miscellanées, "une bibliothèque hétéroclite" présentant
des nouvelles, textes, poèmes et chansons choisis par ses soins, avec mise à
jour au minimum mensuelle. Miscellanées comprend 120 documents en février 2004
et 175 documents en décembre 2006. [Voir aussi: Bibliothèque électronique de
Lisieux, bibliothèque numérique, Miscellanées, numérisation, numérisation en
mode texte.]

= BOL.com (BOL: Bertelsmann On Line) =

Le géant des médias allemands Bertelsmann lance en 1998 BOL.com, une grande
librairie en ligne avec des succursales dans plusieurs pays, dont BOL.fr, lancé
en juillet 1999 en partenariat avec la multinationale française Vivendi. Deux
ans plus tard, en juillet 2001, BOL.fr ferme définitivement ses portes, du fait
de la concurrence des autres librairies en ligne françaises déjà présentes sur
le marché (notamment Alapage, Chapitre.com et Amazon.fr). En 2003, BOL.com est
présent dans huit pays (Allemagne, Chine, Italie, Japon, Pays-Bas, Royaume-Uni,
Suède, Suisse). En 2005, BOL.com est présent dans six pays (les mêmes, moins le
Japon et la Suède). [Voir aussi: Bertelsmann, librairie en ligne, Vivendi.]

= Bookeen =

"La société Bookeen est créée à Paris en 2003 à l’initiative de Michael Dahan et
de Laurent Picard, deux ex-ingénieurs de chez Cytale. La société reprend la
commercialisation de la tablette Cybook, interrompue après le dépôt de bilan de
Cytale en juillet 2002. La nouvelle version du Cybook dispose d'une prise USB
[universal serial bus] pour la recharge et la synchronisation de ses contenus.
L’offre logicielle s’est enrichie: à côté des logiciels 'maison' - le Boo Reader
et le Boo Reader Vision - le Mobipocket Reader, le µBook et le PDF Viewer [PDF:
portable document format] équipent désormais par défaut la tablette. En novembre
2004 Bookeen ouvre une librairie en ligne (Ubibooks) grâce à son partenariat
avec l’agrégateur Mobipocket. Bookeen prépare la sortie de sa troisième
génération de Cybook prévue en automne 2007 sous le nom de baptême 'Cybook
Gen3'. Cette tablette exploitera la technologie d'encre électronique E Ink."
(Alain Patez, bibliothécaire numérique chargé de mission pour la BNH -
Bibliothèque numérique pour le Handicap) [Voir aussi : Cybook, Cytale, ebook, E
Ink, librairie en ligne, Mobipocket Reader, PDF.]

= Bookshare.org =

Lancé par la société Benetech et mis en ligne en février 2002, Bookshare.org est
une grande bibliothèque numérique (inscription payante) à l’intention des
personnes aveugles et malvoyantes résidant aux Etats-Unis. Benetech est une
société de la Silicon Valley (Californie) ayant pour objectif de mettre la
technologie au service de tous. Dès l’ouverture, grâce à une centaine de
volontaires, les 7.620 livres de Bookshare.org sont disponibles en deux formats,
le format BRF (braille format) et le format DAISY (digital accessible
information system). Le format BRF est destiné à une lecture sur plage braille
ou une impression sur imprimante braille. Le format DAISY permet l’écoute du
texte sur synthèse vocale. Le nombre de livres et de volontaires augmente
rapidement. En février 2003, un an après l’ouverture, Bookshare.org compte
11.500 livres et 200 volontaires. Le catalogue comprend 14.000 livres en août
2003, 17.000 livres en février 2004, 20.000 livres en janvier 2005 et 30.000
livres en novembre 2006. 5.000 livres sont ajoutés pendant l'année 2006, avec un
rythme de 100 livres par semaine. Bookshare.org s'appuie sur un amendement de la
loi sur le copyright, le 1996 Chafee Amendment (U.S. Copyright Law, 17 U.S.C. §
121), qui autorise la distribution d'oeuvres littéraires dans des formats
adaptés auprès des personnes handicapées visuelles, des personnes souffrant d'un
handicap de lecture et des personnes à motricité réduite. En mars 2006,
Bookshare.org passe un accord avec la NFB (National Federation for the Blind)
pour proposer des journaux régionaux et nationaux. Fin 2006, la bibliothèque
propose 30.000 livres et 150 journaux à 5.000 adhérents. En mai 2007,
Bookshare.org lance un service international. [Voir aussi: Benetech,
bibliothèque numérique, braille, BRF, DAISY, presse en ligne, synthèse vocale.]

= borne interactive =

Généralement installée dans les lieux publics, une borne interactive est un
terminal muni d’un clavier ou d’un écran tactile, le but étant de renseigner les
usagers sur différents sujets, produits et services. [Voir aussi: terminal.]

= borne WiFi =

Une borne WiFi est une borne présente dans un hotspot (point public de
connexion) pour servir de relais à une connexion WiFi (wireless fidelity), la
WiFi étant une technologie sans fil utilisant les ondes radio pour se connecter
à l'internet sur une portée de quelques dizaines de mètres. L’existence d’une
borne WiFi permet à l’usager de se connecter à l’internet lorsqu’il/elle est en
déplacement ou en voyage. On trouve des bornes WiFi dans de nombreux lieux
publics: cafés, hôtels, gares, aéroports, etc. [Voir aussi: hotspot, WiFi.]

= boucle locale radio (BLR) =

La boucle locale radio (BLR) est une technologie de transmission des données par
voie hertzienne, utilisable aussi bien pour la téléphonie que pour l’accès à
l’internet, par le biais d'une antenne parabolique située sur le toit d'un
bâtiment. Une liaison radio-électrique remplace la ligne en fil de cuivre
traditionnelle. La boucle locale radio facilite l’introduction de l’internet à
haut débit (technologie WiMAX - worldwide interoperability for microwave access)
dans les zones isolées ou les zones montagneuses, qui ne peuvent bénéficier de
lignes DSL (digital subscriber line) ou ADSL (asymmetric digital subscriber
line), ces dernières exigeant soit un câblage spécifique, soit la proximité d’un
central téléphonique, et dans tous les cas de lourds investissements en
équipements de réseau. [Voir aussi: ADSL, DSL, internet à haut débit, WiMAX.]

= Boutiny, Lucie de =

Connue sur le web en tant qu’écrivain multimédia, Lucie de Boutiny publie
d’abord nombre de nouvelles dans une vingtaine de revues: L’Infini, NRV, Le
Matricule des anges, etc. Son roman N’Importawaque paraît aux éditions 00h00.
Elle est aussi l’auteure de Non, roman multimédia publié en feuilleton par
Synesthésie, revue en ligne d’art contemporain. Les articles qu’elle écrit et
les interviews qu’elle donne contribuent à faire connaître l’hyperfiction et la
littérature numérique. "L’HTX (hypertext literature) nécessite un travail
d’accouchement visuel qui n’est pas la vocation originaire de l’écrivain papier,
écrit-elle. En plus des préoccupations du langage (syntaxe, registre, ton,
style, histoire...), le techno-écrivain - collons-lui ce label pour le
différencier - doit aussi maîtriser la syntaxe informatique et participer à
l’invention de codes graphiques, car lire sur un écran est aussi regarder."
[Voir aussi: éditions 00h00, hyperfiction, littérature numérique, multimédia.]

= bps (bit par seconde) =

L'unité "bps" ou "bit/s" est l'abrégé de "bit par seconde". "bps" est une unité
de débit de transmission des données utilisée pour représenter le nombre
d'éléments binaires transmis par seconde, ce qui permet de chiffrer la vitesse
de transmission des données via une bande passante. Plusieurs préfixes sont
utilisés: (a) "Kbps" ou "Kbit/s" (kilobit par seconde) pour un débit de
transmission exprimé en millier de bits par seconde, (b) "Mbps" ou "Mbit/s"
(mégabit par seconde) pour un débit de transmission exprimé en million de bits
par seconde, (c) "Gbps" ou "Gbit/s" (gigabit par seconde) pour un débit de
transmission exprimé en milliard de bits par seconde, (d) "Tbps" ou "Tbit/s"
(térabit par seconde) pour un débit de transmission exprimé en mille milliards
de bits par seconde. [Voir aussi: bande passante, binaire, bit.]

= braille =

Alphabet tactile inventé en 1829 par le français Louis Braille, le braille est
basé sur un système de six points composé de deux colonnes de trois points. La
combinaison de ces six points permet de former toutes les lettres de l’alphabet,
les signes de ponctuation et les symboles. En février 2003, les personnes
voyantes ne connaissant pas le braille peuvent correspondre en braille par le
biais du portail Handicapzéro, l’association du même nom assurant gratuitement
la transcription et l’impression braille des courriers ainsi que leur expédition
par voie postale. [Voir aussi: braille informatique, Handicapzéro.]

= braille informatique =

Issu du braille original sur six points, le braille informatique s’affiche sur
huit points, ce qui permet d’augmenter par quatre le nombre de combinaisons
possibles. Le format utilisé pour les livres numériques braille est le format
BRF (braille format). [Voir aussi: BRF, livre braille.]

= BRF (braille format) =

Le format BRF (braille format) est le format utilisé pour l’impression ou la
lecture en braille d’un livre numérique. L’impression s’effectue sur une
imprimante braille. La lecture s’effectue sur une plage braille, qui peut être
soit un lecteur braille portable, soit un terminal braille électronique, à
savoir un périphérique branché à un ordinateur et couplé avec un logiciel
braille. L'extension d'un fichier braille est ".brf". [Voir aussi: braille,
livre braille, périphérique, plage braille, terminal.]

= Britannica.com =

Mis en ligne en décembre 1999, le site Britannica.com propose l’équivalent
numérique des 32 volumes de la 15e édition imprimée de l’Encyclopaedia
Britannica. Britannica.com devient donc la première grande encyclopédie
anglophone en accès libre sur le web. Cette masse d’informations est complétée
par un choix d’articles provenant de 70 titres de presse, un guide des meilleurs
sites web, une sélection de livres, etc., le tout étant accessible à partir d’un
moteur de recherche unique. Depuis septembre 2000, Britannica.com fait partie
des cent sites les plus visités au monde. En juillet 2001, la consultation
devient payante sur la base d’un abonnement mensuel ou annuel. [Voir aussi:
encyclopédie en ligne, moteur de recherche.]

= British Library (The) =

La British Library est la bibliothèque nationale du Royaume-Uni, et l'une des
grandes bibliothèques mondiales, avec 150 millions de documents dans de très
nombreuses langues, et trois millions de nouveaux documents chaque année. Ses
catalogues en ligne constituent des bases bibliographiques inappréciables. Signe
des temps, en novembre 2000, la British Library met en ligne la version
numérique de la Bible de Gutenberg, scannée en mode image à partir des deux
exemplaires complets présents dans ses collections. [Voir aussi: Bible de
Gutenberg, bibliothèque, catalogue en ligne.]

= BSD (Berkeley system distribution) =

A l'origine, la BSD (Berkeley System Distribution) est la première version
d'Unix proposée par l'Université de Berkeley (Californie) en 1977. D'autres
suivent. La BSD donne son nom à la licence BSD, qui est la licence de logiciel
libre non copyleftée la plus connue. Contrairement à la licence copyleftée, les
versions modifiées d'un programme ne doivent pas nécessairement rester des
logiciels libres. La licence copyleftée semble toutefois préférable parce
qu'elle protège la liberté des utilisateurs. Un texte explicatif est présent sur
le site du GNU Project. [Voir aussi: copyleft, logiciel, logiciel libre, Unix.]

= bug =

Un bug (ou bogue) est le disfonctionnement d’un logiciel, qui peut être lié à un
défaut de conception, un défaut de réalisation, une erreur informatique, etc.
[Voir aussi: logiciel.]


*C*


= câble =

Le câble informatique a pour objet de permettre la transmission rapide des
données. Outre la retransmission des programmes télévisés, le câble TV permet un
accès internet à haut débit par le biais d’un modem câble. Le câble en fibres
optiques permet le transfert de données numériques sur de longues distances, par
exemple une connexion internet de type T1 avec un débit de 1,5 Mbps (mégabit par
seconde). [Voir aussi: bps, fibre optique, numérique, télévision.]

= Calcre =

Créé en février 1979 à Vitry (en région parisienne) sous l’appellation
originelle de "Comité des auteurs en lutte contre le racket de l’édition", le
Calcre élargit ses objectifs en 1988 en devenant l’"Association d’information et
de défense des auteurs". De par son indépendance et son dynamisme, l’association
s’acquiert le respect des professionnels honnêtes et l’inimitié des éditeurs
prospérant au détriment des auteurs ou ne respectant pas leurs droits. Sous la
houlette de Roger Gaillard (directeur de publication) et de Marc Autret
(rédacteur en chef), le Calcre publie entre janvier 1996 et mars 2004 le
magazine imprimé Ecrire&Editer (E&E), un bimestriel d’information pratique sur
le monde de l’édition. Le Calcre publie aussi plusieurs guides et annuaires de
référence, régulièrement actualisés, le plus connu étant AUDACE (Annuaire à
l’usage des auteurs cherchant un éditeur). Après vingt-cinq ans d'activité
(1979-2004), le Calcre disparaît des suites d'un procès initié par un ancien
salarié. AUDACE est désormais publié par les éditions L'Oie plate (Observatoire
indépendant de l'édition pour les auteurs très exigeants). [Voir aussi: AUDACE,
Autret Marc, Ecrire&Editer, édition, Gaillard Roger, Oie plate (L').]

= carte graphique =

La carte graphique permet de traiter les informations relatives à l’affichage
des données pour envoi de celles-ci à l’écran. La carte graphique soulage aussi
le processeur de l’ordinateur pour le traitement des images en 3D (trois
dimensions) en synthèse d’images. [Voir aussi: 3D, processeur, synthèse
d’images.]

= carte mère =

La carte mère est la carte principale de l'ordinateur. Elle comprend le
microprocesseur, les barrettes de mémoire, les cartes d’extension (comme la
carte graphique ou la carte modem), etc. [Voir aussi: carte graphique, mémoire,
ordinateur, microprocesseur, modem.]

= carte WiFi =

La carte WiFi (wireless fidelity) permet aux usagers d’ordinateurs portables de
se connecter à la WiFi, une technologie sans fil utilisant les ondes radio pour
se connecter à l'internet sur une portée de quelques dizaines de mètres. D'abord
externe, la carte WiFi est peu à peu intégrée aux nouvelles machines (50% des
ordinateurs portables à la fin 2003). [Voir aussi: hotspot, WiFi, WLAN.]

= catalogage =

Le catalogage consiste à rédiger la notice bibliographique d’un document (livre,
périodique, article, etc.) en différents champs (auteur, titre, éditeur, etc.)
selon des normes nationales ou internationales. Les normes internationales les
plus utilisées sont l’ISBD (international standard book description) et l’AACR2
(Anglo-American cataloguing rules, 2nd version). Le catalogage est suivi de
l’indexation, qui consiste à attribuer à un document un code de classement et
une liste de mots-clés. [Voir aussi AACR2, catalogue en ligne, indexation,
ISBD.]

= catalogue collectif =

Un catalogue collectif en ligne est un catalogue commun à plusieurs
bibliothèques, centres de documentation ou librairies, à l’échelon local,
régional, national ou international. Le catalogage est lui aussi partagé. Les
organismes participants envoient les notices bibliographiques des nouveaux
titres et/ou utilisent les notices existantes pour les compléter et les copier
dans leur propre catalogue. Un exemple de catalogue collectif est le Catalogue
collectif de France (CCFr), qui localise 15 millions de documents dans 160
bibliothèques françaises. [Voir aussi: catalogage, catalogue collectif mondial,
catalogue en ligne.]

= catalogue collectif mondial =

Un catalogue collectif mondial en ligne est un catalogue collectif utilisé et/ou
alimenté par des milliers de bibliothèques et centres de documentation. Le
catalogue collectif mondial le plus connu est WorldCat, créé dès 1971 par
l'association OCLC (Online Computer Library Center) et devenu au fil des ans une
gigantesque base de données bibliographiques. Un autre grand catalogue collectif
mondial est le RLG Union Catalog, créé en 1980 par le RLG (Research Library
Group, qui devient ensuite Research Libraries Group). Une version web de ce
catalogue, appelée RedLightGreen, est mise en accès libre au printemps 2004,
avec une version bêta disponible dès l'automne 2003. WorldCat migre aussi sur le
web en août 2006, en version bêta, et propose en accès libre non seulement les
catalogues des bibliothèques membres mais aussi leurs documents électroniques
(livres, articles, photos, musique, vidéos, livres audio). Après trois ans
d'activité, RedLightGreen cesse en novembre 2006, et le RLG est intégré à OCLC.
[Voir aussi: catalogue collectif, OCLC, RLG, RLG Union Catalog, WordCat.]

= catalogue en ligne =

Appelé aussi OPAC (online public access catalogue), un catalogue en ligne est
disponible sur le réseau internet ou intranet, en formule libre ou payante. Le
protocole de recherche le plus courant est le Z39.50, un standard permettant
d’interroger et de récupérer des informations bibliographiques dans des bases de
données en ligne. Les catalogues en ligne des grandes bibliothèques mondiales
servent aussi de bases bibliographiques, comme le catalogue en ligne de la
Library of Congress, les catalogues en ligne de la British Library ou ceux de la
Bibliothèque nationale de France (BnF). [Voir aussi: Bibliothèque nationale de
France, British Library, Library of Congress, Z39.50.]

= CD (compact disc) =

Apparu en août 1982, le CD (compact disc) est un disque optique de 12
centimètres de diamètre et 1,2 millimètres d'épaisseur permettant
l’enregistrement de sons (CD-audio), de données (CD-Rom) et de vidéos
(CD-video). Il remplace peu à peu le disque vinyle et la cassette pour devenir
le standard d’enregistrement du multimédia. En 1995, le CD-R (recordable:
enregistrable) peut contenir une dizaine d’heures de musique au format MP3.
Consultable sur un téléviseur au moyen d’un lecteur adapté, le CD-I (compact
disc interactive) permet de stocker un ensemble de textes, images, bandes
sonores et vidéos. En 2003, le CD audio est concurrencé par les plateformes de
musique en ligne et les baladeurs de musique tels que l’iPod. En août 2007, le
CD fête ses 25 ans, avec 2 milliards d'unités vendues dans le monde depuis ses
débuts. [Voir aussi: CD-Rom, iPod, MP3, multimédia, musique en ligne.]

= CD-Rom (compact disc - read only memory) =

Utilisé dès 1984, le CD-Rom (compact disc - read only memory) est un disque
compact stockant textes, images et sons sous forme numérisée. C’est aussi le
premier outil multimédia grand public utilisant le numérique pour l’image. Sa
capacité de stockage de 650 Mo (mégaoctets) - soit l’équivalent de 600
disquettes informatiques, 200.000 pages de texte ou 1.000 photos de définition
moyenne - convient particulièrement pour les encyclopédies, les catalogues, les
manuels techniques et les jeux. Apparu en 1995, le CD-R (recordable:
enregistrable) a une capacité de 650 à 900 Mo (mégaoctets). Il est suivi du
CD-RW (rewritable: réinscriptible). A partir de 1996, le CD-Rom est concurrencé
par le DVD-Rom (digital versatile disc), dont la capacité de stockage est très
supérieure. "Cédérom" est l'orthographe préconisée par l’Académie française pour
CD-Rom. [Voir aussi: CD, DVD.]

= Cerf, Vinton =

Souvent appelé le père de l’internet, Vinton Cerf est le co-inventeur (avec Bob
Kahn) en 1974 du protocole TCP/IP (transmission control protocol / internet
protocol), à la base de tout échange de données sur le réseau. En 1992, il crée
l’Internet Society (ISOC), un organisme professionnel international non
gouvernemental ayant pour but de promouvoir le développement de l’internet. En
2005, l’ISOC compte 100 organisations membres et 20.000 membres individuels dans
180 pays. Sur le site de l’ISOC, Vinton Cerf relate lui-même les débuts de
l’internet dans son texte A Brief Story of the Internet and Related Networks.
Vinton Cerf est président de l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names
and Numbers), l'organisme international régissant l'attribution des noms de
domaine. Vinton Cerf rejoint ensuite Google et devient l'un des vice-présidents
de la société. [Voir aussi: Google, ICANN, internet, Internet Society,
protocole, TCP/IP.]

= CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) =

L'acronyme CERN signifie à l’origine "Conseil européen pour la recherche
nucléaire". Le CERN devient ensuite l'Organisation européenne pour la recherche
nucléaire. Basé près de Genève (Suisse), le CERN est fondé en septembre 1954 par
12 Etats européens. Il devient le plus grand laboratoire mondial de physique des
particules. Ses 3.000 salariés "explorent ce dont la matière est faite et
quelles forces assurent sa cohésion". Ils tentent par exemple de déchiffrer les
origines de l'univers ou de percer les mystères du Big Bang ou de l'antimatière.
Ils mettent aussi au point les scanners médicaux utilisés dans le diagnostic du
cancer ou encore les techniques utilisées pour produire des microprocesseurs. Le
CERN est également le berceau du web. En 1989, un de ses chercheurs, Tim
Berners-Lee, met au point le World Wide Web pour simplifier, accélérer et
améliorer le partage d'informations entre ses collègues, répartis aux quatre
coins du monde. Le web devient ensuite le réseau mondial que l'on sait. Financé
par les fonds publics de 20 états membres, le CERN fête en 2004 son cinquantième
anniversaire, et sert plus que jamais de plaque tournante pour la recherche,
avec un réseau de 6.500 chercheurs de 80 nationalités différentes appartenant à
500 universités. [Voir aussi: Berners-Lee Tim, web.]

= chat =

Appelé aussi IRC (Internet Relay Chat), un chat permet à deux ou plusieurs
internautes d’avoir un échange écrit, en mode interactif et en temps réel. Il
est l'un des nombreux services procurés par l'internet. La messagerie
instantanée est une forme de chat. [Voir aussi: internet, messagerie
instantanée.]

= cheval de Troie =

Un cheval de Troie est un programme installé dans un ordinateur à l’insu de son
utilisateur. Un cheval de Troie permet à une tierce personne de prendre le
contrôle d’une machine et de consulter à sa guise les fichiers enregistrés sur
le disque dur. Cette technique est utilisée entre autres pour l’espionnage
industriel. Les chevaux de Troie sont le plus souvent détectés par les antivirus
et les anti-spywares. [Voir aussi: antivirus, spyware.]

= Chroniques de Cybérie (Les) =

Créées en novembre 1994 par le journaliste québécois Jean-Pierre Cloutier, Les
Chroniques de Cybérie sont une chronique hebdomadaire des actualités de
l’internet, publiée en collaboration avec Mychelle Tremblay. A l’origine, les
Chroniques se présentent sous la forme d’une lettre envoyée par courriel. A
partir d’avril 1995, elles sont également présentes sur le web. Au fil des ans,
elles deviennent une référence dans la communauté francophone, y compris dans le
domaine du livre. En 2002, les Chroniques comptent 5.600 abonnés. Faute de
financement, elles cessent en avril 2003, pour laisser place au blogue de
Jean-Pierre Cloutier. [Voir aussi: blog, Cloutier Jean-Pierre, lettre
d'information, presse en ligne.]

= Citizendium =

Abrégé de "The Citizens' Compendium", Citizendium est une encyclopédie en ligne
conçue en novembre 2006 et lancée en mars 2007 (version bêta) par Larry Sanger,
co-fondateur de Wikipedia (mais qui quitte plus tard Wikipedia suite à des
problèmes de qualité de contenu). Citizendium est basé sur le même modèle que
Wikipedia (collaborative et gratuite) tout en évitant ses travers (vandalisme et
manque de rigueur). Les auteurs signent les articles de leur véritable nom et
les articles sont édités par des experts ("editors") titulaires d'une licence
universitaire et âgés d'au moins 25 ans. De plus, des "constables" sont chargés
de la bonne marche du projet et du respect du règlement. Le jour de son
lancement (25 mars 2007), Citizendium comprend 1.100 articles (un nombre qui
devrait augmenter rapidement), 820 auteurs et 180 éditeurs. [Voir aussi:
encyclopédie en ligne, wiki, Wikipedia.]

= clé USB (universal serial bus) =

Apparue en 2003, la clé USB (universal serial bus) est un support de stockage
nomade utilisant le port USB de l'ordinateur, d'où son nom. Très compacte avec
sa forme s'apparentant à un briquet, la clé USB concurrence les disquettes
(traditionnelles ou zip), dont la capacité de stockage est bien moindre, ou la
sauvegarde sur CD-Rom, qui nécessite de graver les données. Les premières clés
USB offrent une capacité de stockage de 32 Mo (mégaoctets) qui passe
progressivement à 128, 256 et 512 Mo. En 2005, des clefs USB de 1 puis 2 Go
(gigaoctets) permettent de proposer des bureaux virtuels en stockant des
applications telles que navigateur, suite bureautique ou messagerie, et de les
utiliser sur n'importe quel ordinateur. De plus en plus de sociétés proposent
des logiciels vendus sur clé USB. Apparue en 2006, la clé USB de 32 Go deviendra
courante en 2010. En décembre 2006, la clé USB de 32 Mo est toujours disponible
(à 5 dollars) et la capacité maximale est de 64 Go (à 5.000 dollars). Une clé
USB de 4 Go – le standard à un prix abordable - permet de stocker 10.000 livres
zippés. On devrait disposer en 2020 d’une clé USB de 32 To (téraoctets)
permettant de stocker l’intégralité du patrimoine écrit de l’humanité. [Voir
aussi: CD-Rom, disquette, logiciel, navigateur, octet, suite bureautique,
système d'exploitation, USB.]

= client-serveur =

Dans l’architecture client-serveur, le terme "client" désigne la machine
permettant de consulter et d’utiliser les données et les programmes disponibles
sur un serveur. Le terme "serveur" désigne l’ordinateur distribuant les
informations consultables à distance au moyen d’autres ordinateurs appelés
clients. [Voir aussi: ordinateur, serveur.]

= Cloutier, Jean-Pierre =

En novembre 1994, le journaliste québécois Jean-Pierre Cloutier crée Les
Chroniques de Cybérie, chronique hebdomadaire des actualités de l’internet, sous
la forme d’une lettre envoyée par courriel. A partir d’avril 1995, sa chronique
est également présente sur le web. Au fil des ans, elle devient une référence
dans la communauté francophone, y compris dans le domaine du livre. En 2002, les
Chroniques comptent 5.600 abonnés. Faute de financement, elles cessent en avril
2003. Jean-Pierre Cloutier est également traducteur, rédacteur en chef du site
web eXtremis.tv (série de documentaires télévisés), chroniqueur dans son blogue
et dans d'autres médias, et photographe. [Voir aussi: blog, Chroniques de
Cybérie, lettre d'information, photo numérique, presse en ligne.]

= codage =

Le codage (ou encodage) permet de convertir des caractères en langage
informatique, celui-ci étant le plus souvent un langage binaire (0 ou 1). Le
premier système de codage est l’ASCII (American standard code for information
interchange), publié en 1968, qui traduit chaque caractère sur sept bits. Etant
donné le nombre de systèmes d’écriture à traiter dans notre monde multilingue,
on utilise de plus en plus l’Unicode, un système de codage sur 16 bits
spécifiant un nombre unique pour chaque caractère et prenant en compte toutes
les langues de la planète. Un excellent document sur les différents systèmes de
codage est A tutorial on character code issues de Jukka Korpela. [Voir aussi:
ASCII, binaire, bit, Unicode.]

= code source =

Le code source est le "coeur" d'un programme, à savoir l’ensemble des
instructions originales indiquées par le programmeur dans un éditeur de texte.
Le code source d’un logiciel propriétaire est secret, et non inclus lors de la
vente du dit logiciel. Le code source est par contre inclus dans un logiciel
libre, afin de pouvoir étudier, améliorer, modifier et redistribuer le logiciel
si nécessaire. [Voir aussi: logiciel libre, logiciel propriétaire, programme.]

= codec =

Le codec a deux significations différentes. (a) Le codec (abrégé de l’anglais
"coder/decoder") est une fonction permettant de transformer des données
numériques en données analogiques, et vice versa. C'est la fonction du modem par
exemple. (b) Le codec (abrégé de l’anglais "compression/decompression") est un
algorithme de compression et de décompression, utilisé pour la musique en ligne
et la vidéo numérique. [Voir aussi: algorithme, analogique, compression, modem,
musique en ligne, numérique, vidéo.]

= commerce en ligne =

Le commerce en ligne est l'ensemble des transactions faites à distance en
utilisant l'internet, avec paiement électronique sécurisé. Appelé aussi commerce
électronique, cyber-commerce ou e-commerce. Le plus grand site de commerce en
ligne est eBay, qui permet aux particuliers comme aux entreprises de vendre et
d'acheter des biens et services de tous ordres. La plus grande librairie en
ligne est Amazon, qui a également diversifié ses produits (culturels, high-tech
et autres). En 2004, aux Etats-Unis, le commerce en ligne représente 6,5% de du
chiffre d'affaires du commerce de détail, et l'e-publicité 4% de l'ensemble des
dépenses publicitaires. Ce pourcentage atteint 20% pour la vente de voyages.
[Voir aussi: Amazon, eBay, internet.]

= communication =

"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus
précieux de l'homme: tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement,
sauf à répondre de l'abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la loi."
Article XI de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. [Voir
aussi: information.]

= compression =

La compression est un processus consistant à supprimer les données redondantes
de tout type de fichier (texte, programme, image, audio, vidéo et réalité
virtuelle) afin d'en réduire la taille. Un format de compression est défini par
un algorithme appelé codec (abrégé de l’anglais "compression/decompression"). La
compression peut aller de 10 (un dixième du fichier original, par exemple dans
le cas d'un MP3) à 100, et parfois plus. Un algorithme de décompression est
ensuite utilisé pour écouter et/ou voir le fichier comprimé. Prenons par exemple
la compression audio. La compression peut être effectuée avec perte ou sans
perte. La compression avec perte supprime du fichier source les informations
pratiquement inaudibles pour l'oreille. C'est le cas du MP3, du MP3pro et du WMA
(Windows media audio). La compression sans perte s'effectue grâce à un
algorithme non destructeur, qui conserve l'intégralité du signal acoustique de
la source, mais qui donne des fichiers beaucoup plus lourds. Autre exemple pris
dans le domaine de l'image, les formats JPEG (Joint Photographic Experts Group),
GIF (graphic interchange format) et PNG (portable network graphics) sont les
principaux formats de compression d'images fixes. [Voir aussi: algorithme,
codec, GIF, JPEG, MP3, MP3pro, multimédia, PNG, WMA.]

= convergence multimédia =

La convergence multimédia peut être définie comme la convergence des secteurs de
l’informatique, du téléphone et de la radiotélévision dans une industrie de la
communication et de la distribution utilisant les mêmes autoroutes de
l’information. Cette convergence entraîne l’unification progressive des secteurs
liés à l’information (imprimerie, édition, presse, conception graphique,
enregistrements sonores, films, etc.) suite à l’utilisation des techniques de
numérisation. La numérisation permettant désormais de créer, enregistrer,
stocker, combiner, rechercher et transmettre des données de manière simple et
rapide, le processus matériel de production s’en trouve considérablement
accéléré. Si, dans certains secteurs, ce phénomène entraîne de nouveaux emplois,
par exemple ceux liés à la production audio-visuelle, d’autres secteurs sont
soumis à d’inquiétantes restructurations. La convergence multimédia a de
nombreux revers, par exemple des contrats précaires pour les salariés, l’absence
de syndicats pour les télétravailleurs ou le droit d’auteur mis à mal pour les
auteurs. [Voir aussi: droit d’auteur, édition, numérisation, télétravail.]

= cookie =

Généré par le site consulté, le cookie est une chaîne de caractères
correspondant à un numéro d’identification. Largement utilisé par les sites
commerciaux, il permet de noter les visites de l’usager et de définir ses
centres d’intérêt. Certains cookies sont créés lors d’une visite à un site et
disparaissent ensuite. D’autres sont installés sur le disque dur de l’usager,
souvent à son insu. L’utilisation de cookies est fortement contestée par les
organismes défendant le respect de la vie privée. Les versions récentes des
navigateurs permettent de désactiver les cookies, de n’autoriser que les cookies
extérieurs (liés à une visite sur un site, sans installation sur le disque dur)
ou de n’autoriser les cookies que pour des sites spécifiques. [Voir aussi:
navigateur.]

= copyleft =

L'idée du copyleft est lancée en 1984 par Richard Stallman, programmeur et
défenseur inlassable du logiciel libre au sein de la Free Software Foundation
(FSF).Conçu à l’origine pour les logiciels, formalisé par la licence GPL
(general public license) du Projet GNU, et étendu ensuite à toute oeuvre de
création, le copyleft (dont voici le texte officiel et la traduction française
non officielle) contient la déclaration normale du copyright affirmant la
propriété et l’identification de l’auteur. Son originalité est de donner au
lecteur le droit de librement redistribuer le document et de le modifier. Le
lecteur ne peut toutefois revendiquer ni la paternité du travail original ni
celle des changements effectués par d’autres. De plus, tous les travaux dérivés
sont eux-mêmes soumis au copyleft. Chez les auteurs et les créateurs numériques,
les adeptes du copyleft sont de plus en plus nombreux, afin de respecter la
vocation première du web, réseau de communication et de diffusion à l'échelon
mondial. Un autre type de licence est la licence Creative Commons. [Voir aussi:
Creative Commons, copyright, droit d’auteur, GNU, GPL.]

= copyright =

Le copyright – terme qui signifie littéralement “droit de copie” – est une
mention apposée au début ou à la fin d’un texte pour informer le public que ce
texte est protégé et qu’il ne peut être reproduit sans autorisation préalable de
l’auteur ou de ses ayants droit. Définie par l’UNESCO (Organisation des Nations
Unies pour l'éducation, la science et la culture) dans la Convention universelle
sur le droit d’auteur (signée en septembre 1952 et révisée en juillet 1971), la
mention normalisée comprend trois éléments: (a) le symbole © pour “copyright”,
(b) le nom du titulaire du droit d’auteur, (c) l’indication de l’année de
première publication. Cette mention normalisée vaut aussi pour les pages web.
Toutefois, chez les auteurs et les créateurs numériques, les adeptes du copyleft
ou de la licence Creative Commons sont de plus en plus nombreux, afin de
respecter la vocation première du web, réseau de communication et de diffusion à
l’échelon mondial. [Voir aussi: copyleft, Creative Commons, droit d’auteur,
UNESCO.]

= copyright (Projet Gutenberg) =

Le Projet Gutenberg, basé aux Etats-Unis, numérise les oeuvres tombées dans le
domaine public. Pour savoir ce qui peut être intégré dans les collections ou
non, il doit se référer à la législation sur le copyright entérinée par le
Congrès le 27 octobre 1998. Cette législation est nettement plus contraignante
que la précédente. Les oeuvres publiées avant 1923 sont soumises au droit
d’auteur pendant 75 ans à partir de leur date de publication (elles sont donc
tombées dans le domaine public). Les oeuvres publiées entre 1923 et 1977 sont
soumises au droit d’auteur pendant 95 ans à partir de leur date de publication
(rien ne tombera dans le domaine public avant 2019). Une oeuvre publiée à partir
de 1998 est soumise au droit d’auteur pendant 70 ans à partir de la date du
décès de l’auteur s’il s’agit d’un auteur personnel (rien dans le domaine public
avant 2049), ou alors pendant 95 ans à partir de la date de publication (ou 120
ans à partir de la date de création) s’il s’agit d’un auteur collectif (rien
dans le domaine public avant 2074). Tout ceci dans les grandes lignes. D’autres
règles viennent s’ajouter à ces règles de base. Le Projet Gutenberg Europe, basé
à Belgrade, adopte l'équation en vigueur dans l'Union européenne, à savoir:
"décès de l'auteur + 70 ans", pour déterminer si une oeuvre est tombée dans le
domaine public ou non. [Voir aussi: copyright, domaine public, Projet Gutenberg,
Projet Gutenberg Europe.]

= correction gamma =

La correction gamma est "la modification du gamma pour améliorer la qualité
d'une image numérisée en niveaux de gris. Le gamma est le rapport entre les
niveaux de gris à l'entrée (image d'origine) et à la sortie (à l'écran ou sur
l'imprimante). On peut ainsi faire la modification de l'équilibre du gris ou du
contraste, l'adaptation des niveaux de gris à l'imprimante et la production
d'effets spéciaux." (source: Le Signet) [Voir aussi: image numérique,
numérisation.]

= courriel =

Un courriel (ou courrier électronique) est un message transmis par un
utilisateur à un ou plusieurs destinataires par le biais du réseau internet. Le
courriel permet aussi d’envoyer en pièce jointe un ou plusieurs fichiers:
textes, graphiques, images, photos, etc. Le terme "courriel" est utilisé par les
Québécois pour désigner le courrier électronique, et adopté ensuite par la
communauté francophone. En France, le 8 juillet 2003, la Commission générale de
terminologie et de néologie adopte officiellement le terme "courriel" pour
désigner le courrier électronique, les "mél" ou "Mél." préconisés au début
n’ayant jamais été consacrés par l’usage, tout en maintenant "courrier
électronique" comme synonyme. En juillet 2007, deux millions de courriels
seraient envoyés par seconde. [Voir aussi: internet.]

= CP 1252 (code page 1252) =

Le CP 1252 (code page 1252) est un jeu de caractères utilisé par Windows, le
système d'exploitation de Microsoft, et s'inspirant de l'ASCII-Latin-1 (norme
ISO 8859-1, ISO: Organisation internationale de normalisation), à savoir une
variante de l'ASCII (American standard code for information interchange)
incluant les caractères accentués de quelques langues européennes. [Voir aussi:
ASCII, ISO 8859, Microsoft, Windows.]

= CPL (courant porteur en ligne) =

Le CPL (courant porteur en ligne) est une technologie permettant d’utiliser le
réseau électrique d’un bâtiment comme moyen de transport des données, avec un
débit situé dans un premier temps entre 8 et 14 Mbps (mégabits par seconde). Un
câblage supplémentaire ou spécifique n’est pas nécessaire, puisque le CPL fait
appel aux fréquences élevées du réseau électrique sans interférer avec le
courant électrique classique. Le CPL permet aussi de relier les ordinateurs
entre eux, toujours par le réseau électrique, afin de partager la connexion
internet. Plus tard, il pourrait procurer une bande passante nettement plus
large pouvant atteindre 190 Mbps, grâce au procédé HD-PLC (high definition -
power line communication), ce qui permettrait de connecter à la fois
ordinateur(s) et télévision(s) par le circuit électrique. L'utilisation de la
technologie CPL débute au printemps 2004 avec plusieurs expériences pilotes,
notamment dans le département de la Manche, en Normandie. Cette technologie est
également utilisée par les entreprises, qui utilisent l'infrastructure
électrique pour créer un réseau local ou partager un accès ADSL (asymmetric
digital subscriber line). Sa commercialisation débute en avril 2005. Le sigle
anglais équivalent est PLC (power line communication). [Voir aussi: ADSL, bps,
internet, ordinateur, télévision.]

= Craigslist =

Créée en mars 1995 par Craig Newmark à San Francisco (Californie), Craigslist
devient rapidement la plus grande plateforme mondiale d'annonces classées, qui
couvrent des domaines très divers: trouver un logement ou un travail, vendre ou
acheter des biens et services, partager une activité, se mettre en quête de
l'âme soeur, etc. Craigslist propose aussi de nombreux forums de discussion.
Exemple de gestion communautaire accordant une large place aux besoins et
remarques des usagers, Craigslist essaime à partir de mai 2000 dans de
nombreuses villes de la planète. Le site est caractérisé par une présentation
très simple sans aucune bannière publicitaire, et restée la même au fil des ans.
Le service est totalement gratuit, sauf pour les offres d'emploi dans les
régions de San Francisco, New York et Los Angeles, qui sont payantes et
permettent de financer les 15 salariés de la société. En août 2004, une
collaboration s'engage avec eBay, premier site de commerce électronique mondial,
après le rachat par celle-ci de 25% des parts de Craigslist. En 2004, Craigslist
compte en moyenne cinq millions de visiteurs et un milliard de pages consultées
par mois. En 2005, ces chiffres ont doublé. En juillet 2005, il existe 175
“antennes” de Craigslist dans les 50 Etats des Etats-Unis et dans 34 pays. [Voir
aussi: eBay, forum.]

= Creative Commons =

Lancée en novembre 2004 (avec un projet dès 2001) par Lawrence Lessig,
professeur de droit en Californie, la licence Creative Commons est destinée à
favoriser la diffusion d'oeuvres numériques tout en protégeant le droit
d'auteur. L'organisme du même nom propose des licences-type, qui sont des
contrats flexibles de droit d'auteur compatibles avec une diffusion sur
l'internet. Simplement rédigées, ces autorisations non exclusives permettent aux
titulaires des droits d'autoriser le public à utiliser leurs créations tout en
ayant la possibilité de restreindre les exploitations commerciales et les
oeuvres dérivées. L'auteur peut par exemple choisir d'autoriser ou non les
reproductions et les rediffusions de ses oeuvres. Ces contrats peuvent être
utilisés pour tout type de création: texte, film, photo, musique, site web, etc.
Finalisée en février 2007, la version 3.0 des Creative Commons instaure entre
autres une licence internationale et la compatibilité avec d'autres licences
similaires. La licence similaire la plus connue est la licence GPL (general
public license), qui régit le copyleft. [Voir aussi: copyleft, droit d'auteur,
GPL, propriété intellectuelle.]

= cryptage =

Le cryptage est une technique permettant de protéger certaines informations
transitant par l'internet au moyen d’un système de clés (de 40 à 128 bits), pour
authentification de l’usager et contrôle d’intégrité. Cette technique est
également utilisée pour l’échange des données confidentielles et pour les
transactions commerciales, par exemple pour l'achat de livres ou de musique en
ligne. Les deux princiaux protocoles de cryptage utilisés sur le web sont le SSL
(secure sockets layer) et son successeur, le TLS (transport layer security). PGP
(pretty good privacy) est un sigle utilisé pour définir un logiciel de
cryptage.[Voir aussi: bit, commerce en ligne, SSL, TLS.]

= CSS (cascading style sheets) =

Le sigle CSS (cascading style sheets) signifie littéralement "feuilles de style
en cascade". Un fichier CSS est un fichier texte contenant une liste des
différents marqueurs et le formatage souhaité pour chacun, par exemple la police
et la taille des caractères d’une page web et la disposition des éléments les
uns par rapport aux autres. Ce fichier texte accompagne des pages web composées
en HTML (hypertext markup language) ou XML (extensible markup language). Les
spécifications du CSS sont définies par le W3C (World Wide Web Consortium),
l'organisme international chargé du développement du web. [Voir aussi: HTML,
XML, W3C, web.]

= cyberespace =

Le terme de cyberespace ("cyberspace" en anglais) est inventé par William Gibson
dans Neuromancien (titre original: Neuromancer), roman de science-fiction paru
en 1984. Voici le passage correspondant: "Cyberespace. Une hallucination
consensuelle expérimentée quotidiennement par des milliards d’opérateurs
réguliers, dans chaque nation, par des enfants à qui l’on enseigne des concepts
mathématiques... Une représentation graphique des données extraites des banques
de tous les ordinateurs dans le système humain. Complexité incroyable. Des
lignes de lumière alignées dans le non-espace de l’esprit, des agglomérats et
des constellations de données. Et qui s’estompent peu à peu, comme les lumières
de la ville..." [Voir aussi: information.]

= cybermag =

Un cybermag est un magazine diffusé sur le web (en accès libre ou par
abonnement) et/ou par courriel (par abonnement gratuit ou payant), le plus
souvent sans correspondant papier. [Voir aussi: courriel, presse en ligne, web.]

= cyberpresse =

La cyberpresse est l'ensemble des titres diffusés sur le web et/ou par courriel,
le plus souvent sans correspondant papier. Un société de cyberpresse est une
société assurant la rédaction et/ou la diffusion de tels titres. [Voir aussi:
courriel, presse en ligne.]

= cyberthécaire =

Un cyberthécaire est un bibliothécaire spécialisé dans l’utilisation de
l’internet et des nouvelles technologies. Ses tâches consistent le plus souvent
à piloter les usagers sur le web, filtrer et organiser l’information à leur
intention, rechercher des documents dans des bases de données spécialisées,
créer et gérer un site web, etc. [Voir aussi: bibliothèque, internet, web.]

= Cybook (1) =

Premier ebook (appareil de lecture) européen, le Cybook est conçu par la société
française Cytale et commercialisé entre janvier 2001 et juillet 2002. Le Cybook
utilise le système d'exploitation Windows CE de Microsoft, le navigateur
Internet Explorer et un logiciel de lecture propriétaire basé sur le format OeB
(open ebook). Le téléchargement des livres s'effectue à partir du site web de
Cytale, suite à des partenariats avec plusieurs éditeurs et sociétés de presse.
Cytale développe aussi deux autres modèles, le Cybook Pro, à destination des
gros consommateurs de documents, et le Cybook Vision, à destination des
personnes malvoyantes. Cytale cesse ses activités en juillet 2002, après avoir
vendu un millier de machines, un chiffre très inférieur aux pronostics. La
commercialisation du Cybook est ensuite reprise par la société Bookeen, créée à
cet effet en 2003 (voir la notice suivante). [Voir aussi: Bookeen, Cytale,
ebook, OeB, Pujol Olivier, Windows.]

= Cybook (2) =

Après avoir été commercialisé par la société Cytale entre janvier 2001 et
juillet 2002 (voir la notice précédente), le Cybook est ensuite commercialisé
sous l'égide de la société Bookeen, créée à cet effet en 2003. "Le Cybook
s’enrichit d’une nouvelle suite logicielle, comprenant notamment le Mobipocket
Reader, et d’un nouveau mode de connexion et de synchronisation, grâce au
support de l’infrarouge et de l’USB [universal serial bus]. Cette nouvelle
version est mise en vente en juin 2004. Grâce à son partenariat avec Mobipocket,
Bookeen ouvre en novembre 2004 sa propre librairie en ligne (Ubibooks). Les
livres sont également proposés sur carte amovible, la 'BibliCarte', au format
OeB [open ebook]. Commercialisée principalement aux Etats-Unis, la tablette est
annoncée en rupture de stock en octobre 2006. En juillet 2007, Bookeen dévoile
la nouvelle version e-ink / e-paper de sa tablette baptisée 'Cybook Gen3'. Cette
machine opère désormais sous plateforme Linux et dispose d’une suite logicielle
comparable à la version antérieure. Elle se distingue particulièrement par son
poids - 174 grammes - et par une autonomie de lecture d’un mois sans
rechargement. L’écran, monochrome, affiche quatre nuances de gris. La
commercialisation du Cybook Gen3 est annoncée pour l'automne 2007." (Alain
Patez, bibliothécaire numérique chargé de mission pour la BNH - Bibliothèque
numérique pour le Handicap) [Voir aussi: Bookeen, ebook, Linux, Mobipocket,
Mobipocket Reader, OeB.]

= CyLibris =

Créé en août 1996 à Paris par Olivier Gainon, CyLibris (de Cy, cyber et Libris,
livre) est le pionnier francophone de l’édition électronique commerciale.
CyLibris, "l'éditeur découvreur de talents", est en effet est la première maison
d’édition à utiliser l’internet pour publier de nouveaux auteurs littéraires.
Vendus uniquement sur le web, les livres sont imprimés à la commande et envoyés
directement au client, ce qui permet d’éviter le stock et les intermédiaires. Au
printemps 2000, CyLibris devient membre du Syndicat national de l’édition (SNE).
En 2001, certains titres sont également distribués par un réseau de librairies
traditionnelles et numériques. En 2003, le catalogue de CyLibris comprend une
cinquantaine de titres (littérature générale, romans policiers, science-fiction,
théâtre et poésie). Par ailleurs, l’équipe de CyLibris lance en mai 1999
Edition-actu (appelé d'abord CyLibris Info), une lettre d’information
électronique gratuite dont le but est de proposer un autre regard sur l'édition.
Elle compte 1.800 abonnés en février 2004. Elle cesse courant 2004. En avril
2006 est lancé le blog de CyLibris. [Voir aussi: éditeur électronique,
Edition-actu, Gainon Olivier.]

= Cytale =

Société française dirigée par Olivier Pujol, Cytale [www.cytale.com, aujourd'hui
défunt] conçoit le premier appareil de lecture dédié (ebook) européen. Le Cybook
est commercialisé entre janvier 2001 et juillet 2002. Le téléchargement des
livres s’effectue à partir du site web de Cytale, suite à des partenariats avec
plusieurs éditeurs et sociétés de presse. Cytale développe aussi deux autres
modèles, le Cybook Pro, à destination des gros consommateurs de documents, et le
Cybook Vision, à destination des personnes malvoyantes. Les ventes – un millier
de machines vendues - étant très inférieures aux pronostics, la société cesse
ses activités en juillet 2002. La commercialisation du Cybook est reprise par la
société Bookeen, créée à cet effet en 2003. [Voir aussi: Bookeen, Cybook, ebook,
Pujol Olivier.]


*D*


= DAB (digital audio broadcasting) =

Equivalent numérique de la bande FM (frequency modulation), la technologie DAB
(digital audio broadcasting) apparaît en 1995 au Royaume-Uni avant de se
propager en Europe. En février 2005, la couverture numérique est effective sur
plus de la moitié du territoire européen, avec les postes radio numériques
adaptés (au prix de 70 euros minimum), et des pays plus chanceux que d'autres:
99% du territoire est couvert en Belgique, et 80% au Danemark, en Allemagne et
en Grande-Bretagne. La bande AM (amplitude modulation) utilise pour sa part la
DRM (digital radio mondiale), standard de numérisation adopté en mars 2004.
[Voir aussi: DRM, numérique, numérisation, radio.]

= DAISY (digital accessible information system) =

Définie par le DAISY Consortium, la norme DAISY - acronyme de "digital audio
information system" puis de "digital accessible information system" - est la
norme internationale régissant le livre audionumérique (appelé plus simplement
livre audio). Elle permet l'écoute d'un livre sur tout ordinateur en utilisant
un logiciel de synthèse vocale. Cette norme se base sur le format DTB (digital
talking book), qui permet l’indexation du livre audio et l’ajout de signets pour
une navigation facile au niveau du paragraphe, de la page et du chapitre. Il
existe près de 41.000 livres audionumériques répondant à la norme DAISY en mars
2003, 104.100 livres en mars 2004 et 129.650 livres en mars 2005. [Voir aussi:
DAISY Consortium, DTB, livre audio, synthèse vocale.]

= DAISY Consortium =

Fondé en mai 1996, le DAISY Consortium (DAISY signifiant: "digital audio
information system" puis "digital accessible information system") est un
consortium international chargé d’assurer la transition entre le livre audio
analogique (à savoir le livre enregistré sur bande magnétique ou sur cassette)
et le livre audionumérique. La tâche du consortium est de définir une norme
internationale, de déterminer les conditions de production, d’échange et
d’utilisation du livre audio, et enfin d’organiser la numérisation du matériel
audio à l’échelle mondiale. [Voir aussi: DAISY, livre audio.]

= Dall’Armellina, Luc =

Luc Dall’Armellina est le webmestre d’oVosite, espace d’écritures hypermédias,
et l'un de ses auteurs. Mis en ligne en juin 1997, "oVosite est un site web
conçu et réalisé (...) autour d’un symbole primordial et spirituel, celui de
l’oeuf. Le site s’est constitué selon un principe de cellules autonomes qui
visent à exposer et intégrer des sources hétérogènes (littérature, photo,
peinture, vidéo, synthèse) au sein d’une interface unifiante." oVosite est
l’oeuvre d’un collectif de six auteurs issus du département hypermédias de
l’Université Paris 8. Ces auteurs sont Chantal Beaslay, Laure Carlon, Luc
Dall’Armellina, Philippe Meuriot, Anika Mignotte et Claude Rouah. [Voir aussi:
hypermédia, littérature numérique.]

= DAS (digital asset server) =

Le DAS (digital asset server) est un protocole utilisé entre autres dans le
Microsoft DAS Server, qui est un système de DRM (digital rights management)
permettant de contrôler l’accès aux livres numériques sous droits. Ce système
permet de gérer les droits d’un livre en fonction des consignes données par le
gestionnaire des droits, en autorisant ou non par exemple l’impression ou le
prêt. [Voir aussi: copyright, DRM, droits numériques, livre numérique.]

= dépôt légal =

Le dépôt légal est la collecte systématique de la production éditoriale (texte,
son et image) d'un pays donné ou d'une région donnée, dans le but de conserver
un patrimoine constituant la mémoire de la collectivité. Le dépôt légal fait
partie des attributions des bibliothèques nationales et régionales. [Voir aussi:
bibliothèque, éditeur.]

= Developpez.com =

Fondé en 2000, le club Developpez.com est la plus grande communauté francophone
de développeurs. Le site est destiné en priorité aux développeurs
professionnels. Il est le principal site d'entraide entre développeurs et
propose de nombreux outils à leur intention: lettre d'information, actualités,
cours, tutoriels, articles, FAQ (foires aux questions), tests comparatifs,
dictionnaire, etc. [Voir aussi: FAQ, forum, lettre d'information.]

= dictionnaire =

"Entre 'diction' et 'dictionnairique' se trouve, bien calé, un mot qui m’a
longtemps fascinée et qui continue, encore aujourd’hui, à m’envoûter:
dictionnaire. Ce recueil d’unités signifiantes de la langue a toujours été pour
moi un objet d’évasion. Et, chose étrange, le rituel de mes escapades est
souvent le même. J’ai un doute sur un mot, une locution, un adverbe... et je
préfère en vérifier le sens exact. Je me saisis alors de mon dictionnaire, je
l’ouvre et là... invariablement, je tombe (par pur hasard) sur un mot que mes
yeux ont capté au beau milieu de la page 849. Il n’a aucun rapport avec mon mot
du départ mais il stoppe ma recherche. Il aiguise ma curiosité et m’entraîne,
bien malgré moi, dans des découvertes, des aventures textuelles. Je me laisse
alors dériver au gré des mots, des termes, des éléments et des sens. J’explore,
je fouille, je mémorise. Puis, soudain, me souvenant de ma recherche initiale,
je trouve enfin le mot du début." Une belle définition proposée par
Anne-Bénédicte Joly, écrivain, le 27 mai 2005. [Voir aussi: dictionnaire en
ligne.]

= dictionnaire électronique =

L’expression "dictionnaire électronique" désigne souvent un dictionnaire en
ligne. Elle désigne aussi une machine du type de celles de Franklin, qui
commercialise dès 1986 le premier dictionnaire consultable sur une machine de
poche. En 2000, Franklin propose 200 ouvrages de référence (dictionnaires
unilingues et bilingues, encyclopédies, bibles, manuels d’enseignement, ouvrages
médicaux, livres de loisirs) disponibles sur machine de poche. [Voir aussi :
dictionnaire en ligne, Franklin.]

= dictionnaire en ligne =

Un dictionnaire en ligne est un dictionnaire disponible sur le web, soit en
accès libre comme le Grand dictionnaire terminologique (GDT) de l’Office
québécois de la langue française (OQLF), soit moyennant une inscription gratuite
ou payante. De nombreux dictionnaires commerciaux sont également disponibles sur
CD-Rom (compact disc - read only memory) ou sur DVD (digital versatile disc),
parallèlement à la version en ligne. En accès libre sur le site de l’ATILF
(Analyse et traitement informatique de la langue française), Dictionnaires est
une collection de dictionnaires informatisés anciens et récents, qui comprend
notamment le TLFi (Trésor de la langue française informatisé, 1971-1994). Des
dictionnaires gratuits écrits collectivement utilisent la forme du wiki, par
exemple le dictionnaire multilingue Wiktionary. Le portail yourDictionary.com
répertorie 3.500 dictionnaires et grammaires dans 300 langues en avril 2007.
[Voir aussi: ATILF, CD-Rom, DVD, encyclopédie en ligne, GDT, wiki,
yourDictionary.com.]

= diffuseur =

Le diffuseur a pour tâche de faire connaître les livres d'un éditeur auprès des
distributeurs et des libraires, au moyen d'un exemplaire du livre ou de sa fiche
détaillée. Il travaille en partenariat avec un ou plusieurs distributeurs. Un
répertoire des éditeurs et diffuseurs de langue française est proposé par la
base de données Electre, qui est elle-même un outil de recherche
bibliographique. La diffusion de la musique et des films est assurée selon un
procédé similaire. [Voir aussi: distributeur, éditeur, Electre, librairie.]

= disque dur =

Le disque dur d’un ordinateur est composé d’un ou plusieurs disques magnétiques
permettant de stocker les différents fichiers: fichiers du système
d’exploitation, fichiers d’applications et fichiers de données. Le premier
disque dur est fabriqué en 1956 pour un ordinateur d'IBM (International Business
Machines), avec une capacité de 5 Mo (mégaoctets) et un poids total (disque dur
et ordinateur) d'une tonne. Cette capacité de stockage est en augmentation
régulière au fil des ans, sur des disques magnétiques de plus en plus petits, vu
les besoins croissants des entreprises pour archiver leurs données et les
besoins croissants des particuliers pour stocker leurs photos et leur vidéos. En
2006, la capacité maximale d'un disque dur est de 750 Go (gigaoctets). En 2007,
des fabricants comptent proposer des disques durs de 1 To (téraoctet), à savoir
1.000 Go. [Voir aussi: IBM, octet, ordinateur, système d’exploitation.]

= disquette =

Disque magnétique amovible de petit format, la disquette permet de stocker des
données pour utilisation, conservation et transport de celles-ci. En 1976, les
premiers lecteurs de disquettes lisent des disquettes souples de 5,25 pouces. En
1980, Sony lance la disquette de 3,5 pouces avec stockage de 1,44 Mo
(mégaoctet). Dans les années 1980, la disquette devient le standard pour la
conservation et l’échange des données. A l’époque, un programme tient sur une ou
deux disquettes. Dans les années 1990, la disquette classique est
progressivement remplacée par la disquette zip, d’une capacité de 100 Mo, soit
l’équivalent de 70 disquettes classiques, avec lecteur externe correspondant. Un
deuxième modèle de disquette zip peut stocker jusqu’à 250 Mo. En 2003, la
disquette de 1,44 Mo est en passe de devenir obsolète, ce mode de stockage
devenant totalement dépassé, vu la taille toujours croissante des fichiers et
programmes. Cependant, alors que les lecteurs de disquettes ont disparu depuis
plusieurs années des ordinateurs d’Apple, Hewlett-Packard les conserve. Quant à
Dell, il décide en 2003 de les supprimer peu à peu de ses différents modèles en
série. [Voir aussi: ordinateur.]

= Distributed Proofreaders (DP) =

Conçu en octobre 2000 par Charles Franks pour contribuer à la numérisation des
livres du domaine public, Distributed Proofreaders (DP) est mis en ligne en mars
2001. Le concept est de permettre la correction partagée en fragmentant les
livres en pages pouvant être relues par des correcteurs différents. Destiné à
intensifier la production de livres pour le Projet Gutenberg, grande
bibliothèque numérique mondiale au format texte, Distributed Proofreaders en
devient rapidement la principale source. Il est officiellement affilié au Projet
Gutenberg en 2002. La progression est rapide. En 2003, une moyenne de 250 à 300
relecteurs travaillant quotidiennement permet de produire entre 2.500 et 3.000
pages par jour, ce qui représente deux pages par minute. En 2004, la moyenne
était de 300 à 400 relecteurs quotidiens produisant entre 4.000 et 7.000 pages
par jour, à savoir quatre pages par minute. Distributed Proofreaders
comptabilise un total de 3.000 livres en février 2004, 5.000 livres en octobre
2004, 7.000 livres en mai 2005, 8.000 livres en février 2006 et 10.000 livres en
mars 2007. 700 volontaires se connectent chaque jour et 3.000 volontaires se
connectent chaque mois. Les volontaires n’ont aucun quota à respecter. A titre
indicatif, il est suggéré de relire une page par jour. Cela semble peu, mais une
page multipliée par des milliers de volontaires représente un chiffre
considérable. En janvier 2004 est lancé en parallèle Distributed Proofreaders
Europe (DP Europe) pour alimenter le site du Projet Gutenberg Europe. [Voir
aussi: Distributed Proofreaders Europe, livre numérique, numérisation,
numérisation en mode texte, Projet Gutenberg.]

= Distributed Proofreaders Europe (DP Europe) =

En janvier 2004, Distributed Proofreaders Europe (DP Europe) est lancé à
l'initiative du Project Rastko, basé à Belgrade, en Serbie, avec un site en
plusieurs langues destiné à alimenter le Projet Gutenberg Europe. DP Europe est
calqué sur le site original de Distributed Proofreaders, pour gérer la relecture
partagée du Projet Gutenberg Europe. Dès ses débuts, DP Europe est un site
multilingue, qui prend en compte les principales langues nationales. En avril
2004, grâce à des traducteurs volontaires, le site de DP Europe est disponible
en douze langues. L'objectif à moyen terme est soixante langues, et donc
soixante équipes linguistiques, avec prise en compte de toutes les langues
européennes. DP Europe comptabilise 100 livres numérisés en mai 2005, et 400
livres numérisés en décembre 2006. [Voir aussi: Distributed Proofreaders, Projet
Gutenberg Europe, Projet Rastko.]

= distributeur =

Le distributeur est l'intermédiaire entre le diffuseur, qui fait connaître la
production d'un éditeur, et le libraire, qui vend cette production. Un service
de distribution comprend le plus souvent un stock significatif de livres et des
camions pour les livrer aux libraires. C'est en général le distributeur lui-même
qui facture le libraire et qui reverse ensuite une partie de la somme au
diffuseur et à l'éditeur. Le distributeur gère désormais son stock au moyen d’un
système EDI (échange de données informatisées). La musique et les films sont
distribués selon un procédé similaire. [Voir aussi: diffuseur, EDI, éditeur,
librairie.]

= DjVu =

Le format DjVu (dont l'extension de fichier est “.djvu”) est un format ouvert
permettant de consulter à l'écran des documents scannés (textes, images et
photos). Particulièrement compact, ce format respecte la présentation du
document d'origine tout en permettant la recherche plein texte. Il est notamment
utilisé par la Text Archive, la bibliothèque numérique de l’Internet Archive. La
technologie DjVu de compression d'images est développée par AT&T Labs et
commercialisée par LizardTech. [Voir aussi: format, Internet Archive,
numérisation, scanner.]

= DMCA (Digital Millennium Copyright Act) =

Le Digital Millenium Copyright Act (DMCA) est entériné en octobre 1998 aux
Etats-Unis. Il s'agit d'une législation sur le copyright des éditions numériques
en application des traités internationaux de l'OMPI (Organisation mondiale de la
propriété intellectuelle) signés en 1996 en vue du contrôle de la gestion des
droits numériques (DRM: digital rights management). Le but officiel étant de
renforcer le respect du droit d'auteur sur l'internet, et de contrer ainsi le
piratage. Son correspondant européen, la directive EUCD (European Union
Copyright Directive), est entérinée en mai 2001 par les instances de l'Union
européenne. [Voir aussi: copyright, DRM, EUCD, OMPI.]

= documentaire hypermédia =

Un documentaire hypermédia (livre) est un documentaire exploitant les
possibilités offertes par le lien hypermédia (en complément du lien hypertexte)
pour permettre au lecteur toutes sortes de cheminements, linéaires, non
linéaires, par thèmes, etc., ainsi que l’accès à des graphiques, images animées,
bandes sonores et vidéos. [Voir aussi: documentaire hypertexte, lien hypermédia,
lien hypertexte.]

= documentaire hypertexte =

Un documentaire hypertexte (livre) est un documentaire exploitant les
possibilités offertes par le lien hypertexte pour permettre au lecteur toutes
sortes de cheminements, linéaires, non linéaires, par thèmes, etc., ainsi que
l’accès immédiat aux textes et aux images. Avec, entre autres avantages, la
recherche plein texte, la correction immédiate des erreurs et l’actualisation
régulière du livre. [Voir aussi: base interactive, lien hypertexte, moteur de
recherche.]

= DOI (digital object identifier) =

Le DOI System (DOI: digital object identifier) est un système permettant
l’identification et l’échange de propriété intellectuelle dans l’environnement
numérique. Il fournit un cadre pour gérer le contenu soumis à la propriété
intellectuelle, établir un partenariat entre les usagers et les fournisseurs de
contenu, faciliter le commerce électronique et enfin automatiser la gestion des
droits dans tout type de média. Fondée en 1998, l’International DOI Foundation a
pour tâche de développer et promouvoir le DOI System en tant qu’infrastructure
commune de gestion de contenu. [Voir aussi: commerce en ligne, copyright, droit
d’auteur, propriété intellectuelle.]

= Dolby Digital =

Précédemment dénommé AC-3, Dolby Digital est un standard de compression audio
multicanaux utilisé dans le DVD (digital versatile disc) haute définition, dans
la télévision haute définition et dans les transmissions par câble et par
satellite. Dolby Digital est par exemple utilisé pour la DTV (digital
television), avec un son stéréo 5.1, qui procure un son enveloppant émanant de
cinq enceintes et d'un caisson de basses. [Voir aussi: 5.1, câble, DVD,
numérique, satellite, télévision.]

= domaine public =

Une oeuvre tombe dans le domaine public à une date déterminée après la mort de
son auteur. Cette date, variable selon les pays, est souvent de 70 ans après la
mort de l’auteur, et parfois de 50 ans dans le cas de législations moins
contraignantes. Avant cette date, l'oeuvre est soumise au copyright. On parle
aussi d'une oeuvre sous droits. A la date dite, il devient possible d’utiliser
l’oeuvre et de la diffuser librement, y compris sur l’internet. C’est la raison
pour laquelle des bibliothèques numériques telles que Gallica ou le Projet
Gutenberg diffusent essentiellement des oeuvres du domaine public, qui sont donc
libres de droit. Ceci n’autorise pas pour autant la mutilation ou la déformation
de l’oeuvre, le droit moral de l’auteur (respect de l’oeuvre et paternité de
celle-ci) étant intemporel. Le New General Catalog of Old Books and Authors est
une liste en cours de constitution de plusieurs centaines de milliers d'auteurs
morts dont les livres ont été publiés avant 1964, pour permettre de déterminer
si un livre appartient au domaine public ou non, en fonction de la législation
d'un pays donné. Pour chaque auteur, on trouve les informations suivantes: nom,
prénom, dates de naissance et de mort, pseudonyme, sexe, nationalité, titres
publiés et dates de publication. En décembre 2006, cette liste recense 100.000
auteurs sur les 500.000 présumés, et 165.000 livres (avec des liens vers les
25.000 livres disponibles en ligne) sur les 2,5 millions présumés. Un travail de
titan qui est l'oeuvre de Philip Harper. [Voir aussi: copyright, bibliothèque
numérique, droit d'auteur, Gallica, Projet Gutenberg.]

= DOS (disc operating system) =

DOS (disc operating system) est un système d’exploitation permettant à
l’ordinateur de stocker des informations sur le disque dur et de communiquer
avec ses périphériques: écran, clavier, souris, imprimante, etc. [Voir aussi:
disque dur, périphérique.]

= DPI (dots per inch) =

Le nombre de DPI (dots per inch) permet de mesurer la définition d’une
imprimante, d’un écran, d’un numériseur ou d’une image numérique. Pour cette
mesure, on utilise soit le sigle DPI soit le sigle PPP (points par pouce). [Voir
aussi: image numérique, numérisation, numériseur.]

= DRM (digital radio mondiale) =

Adoptée en mars 2004, la norme DRM (digital radio mondiale) définit le procédé
de numérisation de la radio AM (amplitude modulation). Elle est censée donner à
la radio AM un son de qualité FM (frequency modulation), alors que la radio AM
était jusque-là souvent grésillante, et donc mise de côté au profit de la FM. La
bande AM émet à moins de 30 MHz (mégahertz) en ondes longues (portant sur 200
kilomètres), en ondes moyennes (portant sur 500 kilomètres) et en ondes courtes
(portant sur plusieurs milliers de kilomètres). La norme DRM est développée
depuis 1998 par le DRM Consortium, un consortium industriel regroupant 70
organismes. Elle est utilisée pour les radios fixes et portables, les récepteurs
de voiture, les ordinateurs et les PDA (personal digital assistants). Quant à la
FM, son standard de numérisation est la DAB (digital audio broadcasting), qui
date de 1995. [Voir aussi: DAB, hertz, numérique, numérisation, PDA, radio.]

= DRM (digital rights management) =

Conçu pour contrôler l’accès aux oeuvres (textes, musique, images fixes et
animées) sous droits, un système de DRM (digital rights management) permet la
gestion des droits numériques, en autorisant ou non par exemple la copie ou le
prêt. Pour la musique, la fonction des DRM est par exemple de vérifier que
l'usager a bien acheté le morceau en question, de fixer le nombre de copies
qu'il a le droit de faire et de surveiller les transferts vers d'autres
appareils numériques. Pour les livres numériques, les principaux systèmes de DRM
sont l’Adobe Content Server (remplacé en novembre 2004 par l'Adobe LiveCycle
Policy Server), le Microsoft DAS Server, le Mobipocket DRM System et le Palm DRM
System. Pour la musique et la vidéo, les formats WMA (Windows media audio) et
WMV (Windows media video) par exemple sont soumis au système de DRM de
Microsoft. Depuis fin 2006, les systèmes DRM sont de plus en plus controversés
pour la musique en ligne, et plusieurs plateformes de vente (VirginMega, iTunes,
etc.) les suppriment peu à peu. [Voir aussi: Adobe Content Server, copyright,
livre numérique, Microsoft DAS Server, Mobipocket DRM System, musique en ligne,
Palm DRM System, WMA, WMV.]

= droit d’auteur =

Régi par la Convention universelle sur le droit d'auteur (signée en septembre
1952 et révisée en juillet 1971), le droit d’auteur désigne l’ensemble des
droits dont jouissent les créateurs sur leurs oeuvres. Ce sont par exemple les
droits que possèdent les écrivains et les journalistes sur leurs écrits, les
artistes interprètes ou exécutants sur leurs prestations, les producteurs
d'enregistrements sonores sur leurs enregistrements, et les organismes de
radiotélédiffusion sur leurs programmes radiodiffusés et télévisés. Les oeuvres
protégées par le droit d'auteur comprennent: (a) les oeuvres “littéraires”
(romans, poèmes, pièces de théâtre, ouvrages de référence, journaux, logiciels);
(b) les bases de données; (c) les films, compositions musicales et oeuvres
chorégraphiques; (d) les oeuvres artistiques (peintures, dessins, photographies,
sculptures); (e) les créations architecturales; (f) les créations publicitaires,
cartes géographiques et dessins techniques. Le droit d’auteur est l’un des deux
aspects de la propriété intellectuelle, l’autre étant la propriété industrielle.
La propriété intellectuelle est gérée à l’échelon mondial par l’OMPI
(Organisation mondiale de la propriété intellectuelle). [Voir aussi: copyright,
OMPI, propriété intellectuelle.]

= droits numériques =

Les droits numériques sont les droits spécifiés par l’ayant droit ou le
gestionnaire des droits pour l’exploitation des droits d’un livre numérique, par
exemple l’autorisation au non de le prêter ou de l’imprimer. Ces droits sont
gérés par un éditeur en ligne ou un libraire numérique au moyen d’un système de
DRM (digital rights management). [Voir aussi: copyright, DRM, éditeur en ligne,
librairie numérique, livre numérique.]

= DSL (digital subscriber line) =

Le sigle DSL (digital subscriber line) signifie littéralement "ligne d’abonné
numérique". Il s’agit d’un procédé permettant d’augmenter considérablement la
vitesse de transmission des données numériques par la ligne téléphonique
standard, avec un débit allant de 128 à 1.024 Kbps (kilobits par seconde) dans
les premiers temps, tout en autorisant la transmission simultanée de la voix et
du fax. Une variante de la DSL est l’ADSL (asymmetric digital subscriber line).
En 2004, le débit d'une ligne DSL ne se chiffre plus en Kbps mais en Mbps
(mégabits par seconde). [Voir aussi: analogique, ADSL, bps, numérique.]

= DTB (digital talking book) =

Basé sur le format OeB (open ebook), le format DTB (digital talking book) est le
format de fichier d’un livre audionumérique (appelé plus simplement livre
audio), l'extension du fichier étant ".dtb". Le format DTB permet l’indexation
du livre et l’ajout de signets pour une navigation facile au niveau du
paragraphe, de la page et du chapitre. Ce format est régi par la norme DAISY
(digital accessible information system), une norme internationale de production,
d’échange et d’utilisation des livres audio. [Voir aussi: DAISY, livre audio,
OeB.]

= DTD (document type definition) =

La DTD (document type definition) définit la structure logique d’un document au
moyen de marqueurs précisant la manière d’identifier la structure d’un texte,
avec ses caractéristiques telles qu’en-têtes, colonnes, marges ou tableaux, afin
de conserver cette structure lors d’applications telles que la PAO (publication
assistée par ordinateur) ou l’édition électronique. La DTD est incluse dans
l’envoi du dit document afin que l’affichage ou l’impression soient conformes
aux souhaits de son créateur. Le SGML (standard generalized markup language) est
une DTD. Le langage HTML (hypertext markup language) est une forme de DTD
définissant la présentation souhaitée d’un document sur le web. [Voir aussi:
HTML, SGML.]

= Dublin Core =

La norme Dublin Core est un ensemble de quinze métadonnées permettant de décrire
les ressources en réseau, notamment les sites web. Ces métadonnées sont les
suivantes: titre, créateur, sujet, description, éditeur, contributeur, date,
type (catégorie), format, identifiant, source, langue, relation (par exemple
chapitre d'un livre), localisation et droits (copyright). Cette norme est
instituée par la Dublin Core Metadata Initiative (DCMI), fondée en 1995 à Dublin
(dans l’Etat de l'Ohio, aux Etats-Unis), d'où son nom. Devenue internationale,
la DCMI comprend des membres dans une vingtaine de pays. [Voir aussi:
métadonnée, web.]

= DVD (digital versatile disc) =

Apparu en 1996, le DVD (digital versatile disc) fait suite au CD (compact disc)
pour stocker texte, image et son sur un support optique. Le DVD remplace
progressivement le CD-Rom et les cassettes vidéo, vu sa capacité de stockage
très supérieure, qui va de 4,3 gigaoctets (pour un DVD sur un seul côté et à un
seul niveau) à 17 gigaoctets. Un film de deux heures peut être stocké sur une
face de DVD. Les différentes versions de DVD sont le le DVD-R (recordable:
enregistrable), le DVD-RW (rewritable: réinscriptible), le DVD-Rom (qui remplace
progressivement le CD-Rom) et le DVD-vidéo. En 2001, les constructeurs
commencent à intégrer des lecteurs et graveurs de DVD dans les modèles en série.
La promotion du format DVD est assurée par le DVD Forum, un consortium
international de fabricants de matériels et logiciels fondé en 1995. Le DVD
haute définition apparaît en 2006 (voir la notice suivante). [Voir aussi:
CD-Rom, DVD haute définition, octet, vidéo.]

= DVD haute définition =

Lancé en 2006, le DVD (digital versatile disc) haute définition a une capacité
dix fois supérieure au DVD classique. Faute d'un accord entre les parties, il
est régi par deux normes concurrentes: la norme Blu-Ray, promue par Sony, et la
norme HD DVD (high definition DVD), promue par Toshiba. En janvier 2007, des
fabricants commercialisent des lecteurs de DVD bi-format, compatibles Blu-Ray et
HD DVD. Le premier lecteur hybride est lancé par LG Electronics aux Etats-Unis.
A la même date, les studios Warner annoncent le lancement d'un DVD haute
définition bi-format, le THD (total high definition), gravé aux normes Blu-Ray
et HD DVD, une sur chaque face. En février 2007, on parle du lancement prochain
du HVD (holographic versatile disc), un DVD holographique destiné à une
clientèle de professionnels. [Voir aussi: Blu-Ray, HD DVD, HVD.]

= DVI (device independent) =

Le format DVI (device independent) est un format ouvert couramment utilisé pour
les textes et instructions utilisant principalement des symboles et des figures
mathématiques complexes. Ce format permet de lire un fichier sur n'importe
quelle machine et de l'imprimer sur n'importe quelle imprimante, par le biais
d'un logiciel compatible, par exemple LaTex. [Voir aussi: LaTex.]


*E*


= e- =

Placée en début de mot, la lettre "e" suivie d'un tiret signifie "électronique",
par exemple "e-commerce" pour "commerce électronique" (appelé aussi commerce en
ligne), "e-encre" pour "encre électronique", "e-journal" pour "journal
électronique", "e-papier" pour "papier électronique" ou encore "e-texte" pour
"texte électronique". Les termes obtenus s'apparentent à des anglicismes. Le
seul terme véritablement consacré par l'usage est "e-book" ou "ebook", qui
désigne l'appareil de lecture dédié, et parfois aussi le livre numérique. [Voir
aussi: commerce en ligne, ebook, encre électronique, journal électronique, livre
numérique, papier électronique, texte électronique.]

= EAN (European article number) =

L'EAN (European article number) est un standard pour codes-barres utilisé dans
le commerce et l'industrie conformément aux spécifications de l'organisme EAN
International, remplacé ensuite par l'organisme de normalisation GS1. Le
standard pour les livres est l'EAN-13. A compter du 1er janvier 2007, l'ISBN
(international standard book number) passe de 10 à 13 chiffres pour devenir
similaire à l'EAN et faciliter ainsi la gestion électronique. [Voir aussi:
commerce en ligne, ISBN.]

= eBay =

Lancé en septembre 1995 par Pierre Omidyar, eBay devient rapidement le premier
site de commerce électronique mondial, avec une activité rentable dès sa
création. Basé à San José (Californie), le site permet aux particuliers et aux
entreprises de vendre et d'acheter directement en ligne des biens et des
services, soit sous forme d'enchères, soit à prix fixe, avec paiement sécurisé.
En 1998, Meg Whitman prend la direction d’eBay, pour en faire "une place de
marché virtuelle planétaire". En 2004, eBay compte 105 millions de membres
inscrits, avec 18 sites nationaux (Allemagne, Australie, Autriche, Belgique,
Canada, Chine, Corée, Espagne, France, Irlande, Italie, Nouvelle-Zélande,
Pays-Bas, Royaume-Uni, Singapour, Suède, Suisse et Taïwan), ainsi qu'une
présence en Amérique latine par le biais du site MercadoLibre. En 2004, 750
millions d'articles ont été proposés à la vente dans 45.000 catégories (par
exemple, dans les domaines qui nous concernent: affiches, antiquités, BD, DVD,
films, livres rares et anciens, musique, ordinateurs portables, téléphones
portables, timbres, etc.), avec 3 millions d'articles ajoutés chaque jour. En
septembre 2004, eBay inaugure eBay Music, site de téléchargement de musique en
ligne. En juin 2005, eBay propose 50 millions d’articles, avec 3,5 millions de
visites par jour. En juillet 2005, on compte 157 millions d'utilisateurs dans le
monde. A la même date, aux Etats-Unis, 500.000 personnes font du commerce sur
eBay leur principale activité professionnelle. A la fin 2005, eBay rachète
Skype, service gratuit de téléphonie via l'internet, pour 2,6 milliards de
dollars US. [Voir aussi: commerce en ligne, musique en ligne, Skype.]

= ebook (définition) =

L’ebook désigne ici l’appareil dédié à la lecture de livres numériques. Appelé
aussi "livre électronique" ou "tablette de lecture", un ebook a la taille d’un
gros livre, avec un écran à cristaux liquides (ou écran LCD: liquid crystal
display) rétro-éclairé ou non, noir et blanc ou en couleur. Il fonctionne sur
batterie et dispose d’un modem intégré, d’un port USB (universal serial bus),
d'une connexion Bluetooth ou d'une connexion WiFi, selon les modèles, pour
connexion à l'internet et téléchargement des livres à partir de sites d’éditeurs
ou de librairies numériques. [Voir aussi : Bluetooth, LCD, livre numérique,
modem, WiFi.]

= ebook (passé) =

Les modèles pionniers sont le Rocket eBook (commercialisé en 1999 par
NuvoMedia), le Softbook Reader (commercialisé en 1999 par Softbook Press), le
Cybook (commercialisé entre janvier 2001 et avril 2002 par Cytale) et les
modèles de Gemstar eBook (commercialisés entre novembre 2000 et juin 2003 par
Gemstar). Monotâche, l’ebook est rapidement supplanté par le PDA (personal
digital assistant) qui, outre la lecture de livres numériques, offre d’autres
fonctionnalités (agenda, dictaphone, lecteur de musique, etc.). L’ebook est
également supplanté par l'ordinateur ultra-portable et la tablette PC. En avril
2004, Sony lance au Japon le Librié, un ebook utilisant une technologie
d'affichage utilisant l'encre électronique développée par E Ink. D'autres
modèles sont lancés par Toshiba (Ebook), Panasonic (Sigma Book) et Bookeen (qui
reprend le Cybook). [Voir aussi: Bluetooth, Cybook, E Ink, Gemstar eBook, LCD,
Librié, livre numérique, modem, ordinateur portable, PDA, port USB, Rocket
eBook, Softbook Reader, tablette PC.]

= ebook (présent) =

En 2007, les quatre modèles principaux semblent être l’iLiad (iRex
Technologies), le Sony Reader (Sony), le Hanlin eReader (Jinke) et le Cybook
(Bookeen), qui utilisent tous la technologie E Ink. Lancé par la société
néerlandaise iRex Technologies, l’iLiad est conçu spécifiquement pour la
consultation des journaux électroniques et pour la lecture de livres sur
Mobipocket Reader. Il permet aussi de prendre des notes avec un stylet intégré.
Produit par la société chinoise Jinke, le Hanlin eReader se décline en plusieurs
versions et supporte de nombreux formats, dont les formats PDF, DOC, HTML, MP3,
JPG, TXT et ZIP. Lancé en octobre 2006 aux Etats-Unis, le Sony Reader, plus
petit que l’iLiad, est vendu au prix de 350 dollars US. La société Bookeen lance
pour sa part un nouveau modèle de Cybook en automne 2007. Suite à l’acquisition
de Mobipocket en avril 2005, Amazon envisage de participer à la compétition sur
un marché émergent et de lancer son propre eBook Reader fin 2007. Reste à voir
si ces modèles auront une durée de vie supérieure à celle de leurs
prédécesseurs. On attend désormais un écran souple ultrafin appelé papier
électronique, qui devrait voir le jour en 2008. [Voir aussi : Amazon, Bookeen,
Cybook, iLiad, Mobipocket, papier électronique, Sony Reader.]

= eBookMan =

L’eBookMan est le PDA (personal digital assistant) multimédia lancé en octobre
2000 par la société Franklin. Entre autres fonctionnalités, l’eBookMan permet de
lire des livres numériques sur le logiciel de lecture Franklin Reader. A la même
date, l’eBookMan est récompensé par l’eBook Technology Award de la Foire
internationale de Francfort. Trois modèles (EBM-900, EBM-901 et EBM-911) sont
disponibles début 2001. Leurs prix respectifs sont de 130, 180 et 230 dollars
US. Le prix est fonction de la taille de la mémoire vive (8 ou 16 mégaoctets) et
de la qualité de l’écran à cristaux liquides (LCD: liquid crystal display),
rétro-éclairé ou non selon les modèles. Nettement plus grand que celui de ses
concurrents, l’écran n’existe toutefois qu’en noir et blanc, contrairement au
Pocket PC ou à certains modèles Palm avec écran couleur. L’eBookMan permet aussi
l’écoute de livres audio et de fichiers musicaux au format MP3. En octobre 2001,
Franklin décide de ne pas intégrer le logiciel de lecture Microsoft Reader à
l’eBookMan, mais de lui préférer le Mobipocket Reader, jugé plus performant.
[Voir aussi: Franklin, Franklin Reader, LCD, livre numérique, logiciel de
lecture, Microsoft Reader, Mobipocket Reader, MP3, PDA.]

= Ecrire&Editer (E&E) =

Paru entre janvier 1996 et mars 2004, Ecrire&Editer (E&E) est un magazine
imprimé créé par Marc Autret (rédacteur en chef) et Roger Gaillard (directeur de
publication), et publié par le Calcre (Association d’information et de défense
des auteurs, dont le sigle signifie "Comité des auteurs en lutte contre le
racket de l'édition"). Devenu au fil des ans une référence dans le monde des
lettres, Ecrire&Editer se veut un magazine d’information pratique sur le monde
de l’édition, y compris l’édition électronique (outils logiciels, web
littéraire, aspects contractuels, etc.). Destiné en priorité "aux écrivains et
aux auteurs débutants souhaitant évoluer avec lucidité dans la 'jungle'
éditoriale", il offre "tous les deux mois une information pratique et critique,
leur permettant de penser mieux leurs projets d’écriture et surtout de
développer des stratégies de publication en phase avec les réalités". Le dernier
numéro imprimé d'Ecrire&Editer paraît en mars 2004. Après vingt-cinq ans
d'activité (1979-2004), le Calcre disparaît des suites d'un procès initié par un
ancien salarié. [Voir aussi: Autret Marc, Calcre, édition, Gaillard Roger.]

= écriture =

Comment définir l'écriture? Selon l’écrivain Anne-Bénédicte Joly, "c'est sans
doute parce qu'elle permet de représenter la parole et de traduire la pensée par
des signes conventionnels (au sens où ils répondent à une convention), qu'elle
dépend étroitement de sa compagne d'origine qu'est la lecture. L'une découle de
l'autre et imprègne ainsi un pouvoir de ré-flexion. L'écriture se construit au
fil des idées vécues de la réalité et éprouvées par des êtres de papier. Les
personnages de fiction cimentent notre écrit et sont un trait d'union entre la
lecture d'où ils viennent et l'écriture qu'on en retirera. L'écriture est donc
le produit de cette double entente que notre phrasé rend unique." (6 février
2005) Sur le site web de l’écrivain, on lit aussi: "Ecrire c’est conjuguer,
respecter la concordance des temps et évoquer des paysages d’états d’âme d’ici
ou d’ailleurs. L’écrit engendre la lecture en se conjuguant à l’autre, en
respectant sa différence et en évoquant son histoire. L’écriture et la lecture
se mélangent au gré des émotions partagées et des valeurs de vie harmonieuses.
L’écriture est mon unique passeport susceptible de me donner l’illusion de figer
du temps dans les mots. Les êtres de papier voyagent à leur rythme en
noircissant les pages et en empruntant des chemins de sens."

= EDGE (enhanced data for GSM evolution) =

Basé sur la norme GSM (global system for mobile communications), le standard
EDGE (enhanced data for GSM evolution) est un standard de téléphonie mobile plus
rapide que le standard GPRS (general packet radio service). Il s'agit d'un
standard intermédiaire destiné à assurer la transition entre la téléphonie
mobile de 2e génération (2G), qui utilise le GPRS, et la téléphonie mobile de 3e
génération (3G), qui utilise le standard 3GSM. Considéré donc comme un standard
2,5G (2e génération et demie), EDGE délivre les données numériques (voix, texte,
multimédia et vidéo) avec un débit théorique de 240 Kbps (kilobits par seconde),
et un débit effectif de 130 Kbps, qui passera ensuite à 384 Kbps. La téléphonie
3G se généralise en 2006. [Voir aussi: 2G, 2,5G, 3G, 3GSM, bps, GPRS, GSM,
téléphonie mobile.]

= EDI (échange de données informatisées) =

L’EDI (échange de données informatisées) est utilisé par les entreprises pour la
gestion des bons de commande, des bons de livraison et des factures. Prenons
l'exemple des librairies. Le libraire envoie son lot de commandes par EDI à un
serveur spécialisé, par exemple Dilicom. Chaque distributeur prend connaissance
des commandes qui le concernent et les traite automatiquement. Il existe deux
manières de passer commande par EDI: l'envoi de fichiers par un système de
gestion informatique ou bien la saisie directe sur un site internet. Ces
transactions sont possibles grâce au code informatique de huit chiffres
spécifique à une librairie donnée. Le correspondant anglais est EDI (Electronic
Data Interchange). [Voir aussi: commerce en ligne, distributeur, librairie.]

= Editel =

Premier éditeur littéraire en ligne francophone, Editel est créé dès avril 1995
par Pierre François Gagnon, poète et essayiste québécois. Après avoir été le
premier site web d’auto-édition collective de langue française, Editel devient
ensuite un site de "cyberédition" non commerciale (en partenariat avec quelques
auteurs maison, notamment Jacques Massacrier et Mostafa Benhamza) ainsi qu’un
webzine littéraire. [Voir aussi: édition électronique, Gagnon Pierre François,
webzine.]

= éditeur =

Le terme "éditeur" est un terme générique utilisé pour tout organisme publiant
des livres et autres documents (revues, CD, CD-Rom, DVD, vidéos, logiciels,
etc.). Aux éditeurs traditionnels s’adjoignent à partir de 1996 les éditeurs
électroniques, dont toute l’activité s’effectue via l’internet. Certains
éditeurs électroniques sont des éditeurs en ligne, qui vendent leurs titres
essentiellement par téléchargement. Dans le domaine du livre, un répertoire des
éditeurs et diffuseurs de langue française est proposé par la base de données
Electre, qui est un outil de recherche bibliographique. [Voir aussi: éditeur
électronique, éditeur en ligne, édition, Electre.]

= EDItEUR =

EDItEUR est un groupe international promouvant le commerce électronique dans le
secteur du livre et des publications en série. Il coordonne la définition de
standards pour l'EDI (échange de données informatisées), pour les notices
bibliographiques, pour l'édition électronique, pour la gestion des droits et des
transactions, etc. EDItEUR comprend 90 membres dans 17 pays. Son siège est à
Londres dans les bureaux de la Book Industry Communication (BIC). [Voir aussi:
commerce en ligne, EDI, édition électronique.]

= éditeur électronique =

Un éditeur électronique est un éditeur utilisant l’internet pour la diffusion et
la promotion des livres qu’il publie. Cet éditeur peut être commercial ou non.
Le premier éditeur électronique non commercial francophone est Editel, créé en
avril 1995 par Pierre François Gagnon, poète et essayiste québécois. Le premier
éditeur électronique commercial francophone est CyLibris, fondé par Olivier
Gainon en août 1996 à Paris pour publier de nouveaux auteurs littéraires. [Voir
aussi: éditeur, CyLibris, Editel.]

= éditeur en ligne =

Un éditeur en ligne est un éditeur électronique publiant des livres en version
numérisée, disponibles par téléchargement à partir de son site web ou envoyés en
pièce jointe à un courriel. Cet éditeur peut être commercial ou non. Le premier
éditeur en ligne commercial est 00h00 (qui se prononce "zéro heure"), fondé en
mai 1998 à Paris par Jean-Pierre Arbon et Bruno de Sa Moreira. [Voir aussi:
courriel, éditeur, éditeur électronique, éditions 00h00.]

= éditeur hypermédia =

Un éditeur hypermédia est un éditeur électronique publiant des oeuvres
hypermédias. S’il existe déjà quelques expériences d’édition hypermédia non
commerciale, un éditeur commercial de ce type reste encore du domaine de
l’avenir. [Voir aussi: éditeur électronique, hypermédia.]

= éditeur multimédia =

Un éditeur multimédia est un éditeur électronique publiant des oeuvres
multimédias, sur CD-Rom, sur DVD et sur le web. [Voir aussi: CD-Rom, DVD,
éditeur électronique, multimédia, web.]

= édition =

Le terme "édition" est un terme générique recouvrant l’ensemble des éditeurs et
organismes publiant des livres et autres documents (revues, CD, CD-Rom, DVD,
vidéos, logiciels, etc.). Toute maison d’édition traditionnelle a son site web,
vitrine destinée à faire connaître ses publications et éventuellement à les
vendre directement. Plusieurs éditeurs traditionnels ont également un secteur
numérique, à savoir un secteur de vente de leurs titres en version numérisée.
Apparus en 1996, d’autres éditeurs sont purement électroniques, toute leur
activité s’effectuant via l’internet. Certains éditeurs électroniques sont des
éditeurs en ligne, et vendent leurs titres par téléchargement. [Voir aussi:
édition électronique, éditeur en ligne.]

= Edition-actu =

Lancée en mai 1999 par CyLibris, pionnier francophone de l’édition électronique
commerciale, Edition-actu (appelée d’abord CyLibris Infos, jusqu’en février
2001) est la première lettre d’information électronique gratuite consacrée à
l'édition. Son objectif n’est pas tant de promouvoir les livres de CyLibris que
de présenter l’actualité de l’édition francophone tout en proposant un autre
regard sur l'édition. Son directeur de publication est Olivier Gainon, fondateur
de CyLibris, et son rédacteur en chef Philippe Renaut, gérant des éditions du
Presse-Temps. Volontairement décalée et souvent humoristique sinon décapante, la
lettre est d’abord mensuelle avant de paraître deux fois par mois à compter de
février 2000. Elle compte 565 abonnés en octobre 2000 et 1.800 abonnés en
février 2004. Elle cesse courant 2004. [Voir aussi: blog, CyLibris, Gainon
Olivier, lettre d'information, presse électronique.]

= édition électronique =

L'expression "édition électronique" englobe les éditeurs et les organismes
(universités, centres de recherche, etc.) utilisant les technologies numériques
pour publier, promouvoir et diffuser des textes, livres et revues électroniques.
Certains éditeurs ont un secteur d’édition électronique couplé avec une maison
d’édition traditionnelle. D’autres éditeurs sont purement électroniques, la
totalité de leur activité s’effectuant via l’internet. Se développe aussi en
parallèle l’édition électronique non commerciale, aussi bien pour la fiction que
pour les documentaires, y compris dans le domaine universitaire et scientifique,
dans l’optique d’une diffusion libre du savoir. [Voir aussi: éditeur
électronique, éditeur en ligne, éditeur hypermédia, éditeur multimédia, éditeur
numérique.]

= édition numérique =

L'expression "édition numérique" englobe l’ensemble des éditeurs publiant des
livres en version numérisée (à partir d'un livre imprimé) ou en version
numérique (issue directement d'un fichier électronique). Si ces livres sont
disponibles par téléchargement à partir d’un site web, on parle plutôt d’éditeur
en ligne. [Voir aussi: éditeur électronique, éditeur en ligne.]

= éditions 00h00 =

Mis en ligne en mai 1998, 00h00 [www.00h00.com, aujourd'hui défunt] est la
première maison d’édition au monde à commercialiser des livres numériques. Ses
deux fondateurs, Jean-Pierre Arbon et Bruno de Sa Moreira, choisissent le nom
"00h00" (qui se prononce "zéro heure") à dessein pour évoquer "cette idée
d’origine, de nouveau départ", en faisant le pari de concilier édition
électronique et commerce. Pas de stock, pas de contrainte physique de
distribution, mais un très beau site, sur lequel on lit: “Internet est un lieu
sans passé, où ce que l’on fait ne s’évalue pas par rapport à une tradition. Il
y faut inventer de nouvelles manières de faire les choses.” En 2000, le
catalogue comprend 600 titres, une centaine d’oeuvres originales et des
rééditions électroniques d’ouvrages publiés par d’autres éditeurs. Les versions
numériques représentent 85% des ventes, les 15% restants étant des versions
imprimées à la demande du client. En septembre 2000, 00h00 est racheté par
Gemstar-TV Guide International, société américaine spécialisée dans les produits
et services numériques pour les médias. Ce rachat permet à Gemstar d’étendre ses
activités à l’Europe et d’accéder à l’édition numérique francophone. 00h00 cesse
ses activités en juin 2003, tout comme la branche eBook de Gemstar. [Voir aussi:
Arbon Jean-Pierre, éditeur en ligne, Gemstar-TV Guide International, livre
numérique, Sa Moreira Bruno de.]

= E Ink =

Créée en avril 1997 par des chercheurs du Media Lab du MIT (Massachusetts
Institute of Technology, Etats-Unis), la société E Ink (Electronic Ink)
développe une technologie d’encre électronique (appelée elle aussi E Ink). Prise
entre deux feuilles de plastique souple, l’encre électronique consiste en des
millions de microcapsules contenant chacune des particules noires et blanches en
suspension dans un fluide clair. Un champ électrique positif ou négatif permet
de faire apparaître le groupe de particules souhaité à la surface du support,
afin d’afficher, de modifier ou d’effacer des données. Le but étant à terme de
proposer un papier électronique sur support souple. En juillet 2002, E Ink
présente le prototype du premier écran utilisant cette technologie, développé en
partenariat avec les sociétés Toppan et Philips. En avril 2004, Sony lance au
Japon le Librié, le premier ebook (appareil de lecture) utilisant cette
technologie. La commercialisation de cet écran d’une diagonale de 6 pouces est
effective en avril 2004, pour le Librié de Sony (suivi ensuite de l’iLiad d’Irex
Technologies et puis du Sony Reader en décembre 2006). Suivent les supports
souples utilisant la technologie E Ink, qui seront produits notamment par
Plastic Logic en Europe et LG.Philips LCD en Asie. En mai 2007, E Ink annonce la
prochaine génération de papier électronique sous le nom de Vizplex. [Voir aussi:
ebook, iLiad, LG.Philips LCD, Librié, papier électronique, Plastic Logic, Sony
Reader, Vizplex.]

= Electre =

La base Electre est un outil de recherche bibliographique en ligne proposé par
le Cercle de la Librairie, organisme interprofessionnel de promotion du livre.
Disponible sur abonnement payant (10.000 abonnés), cette base de données fait
référence chez les éditeurs et les libraires. Electre comprend les notices de
900.000 livres de langue française (dont 12.000 titres à paraître), et les
notices des indisponibles édités depuis 1984. Electre comprend aussi un
répertoire des éditeurs et diffuseurs de langue française. [Voir aussi:
bibliographie, diffuseur, éditeur, livre.]

= électronique =

L'électronique est le “domaine de la physique appliquée qui exploite les
variations de grandeurs électriques (courants, tensions, charges, etc.) pour
capter, transmettre ou analyser des informations (signaux audio d'un récepteur
radio, images d'un écran de télévision, données informatiques d'un ordinateur,
etc.). Le traitement de ces informations est généralement assuré par des
circuits électroniques, qui utilisent les propriétés de l'électron.” (définition
issue de l’encyclopédie Encarta) [Voir aussi: information, informatique,
ordinateur, télévision.]

= Encarta =

Encarta est l'encyclopédie multimédia lancée par Microsoft en 1993, d'abord sur
CD-Rom, et ensuite en parallèle sur le web. Présente sur le portail MSN
(MicroSoft Network), la version web est en consultation payante, avant de
devenir gratuite en septembre 2000. Encarta est maintenant disponible en deux
versions. La première, MSN Encarta, reste gratuite. La deuxième, MSN Encarta
Premium, plus complète, est payante. Par ailleurs, l'encyclopédie est toujours
vendue sur CD-Rom (compact disc - read only memory) et DVD (digital versatile
disc). Encarta est disponible dans de nombreuses langues, y compris en français.
[Voir aussi: CD-Rom, DVD, encyclopédie en ligne, multimédia, web.]

= encre électronique =

L'encre électronique est une technologie de pointe sur laquelle travaillent
plusieurs sociétés, dont E Ink et Nemoptic. L’encre électronique est destinée
aux futurs écrans souples et au papier électronique, un support souple qui
permettra d’afficher, de modifier ou d’effacer des données. Ce papier
électronique sera la base des livres et journaux de demain. [Voir aussi: E Ink,
journal électronique, Nemoptic, papier électronique.]

= Encyclopedia of Life =

Projet débuté en mai 2007, l’Encyclopedia of Life sera une vaste encyclopédie
collaborative en ligne rassemblant les connaissances existantes sur toutes les
espèces animales et végétales connues (1,8 million), y compris les espèces en
voie d’extinction, avec l’ajout de nouvelles espèces au fur et à mesure de leur
identification (il en existerait de 8 à 10 millions). Il s’agira d’une
encyclopédie multimédia permettant de ressembler textes, photos, cartes, bandes
sonores et vidéos, avec une page web par espèce, et permettant aussi d’offrir un
portail unique à des millions de documents épars ça et là, en ligne et hors
ligne. Outil d’apprentissage et d’enseignement pour une meilleure connaissance
de notre planète, elle sera à destination de tous: scientifiques, enseignants,
étudiants, scolaires, médias, décideurs et grand public. Ce projet collaboratif
est mené par plusieurs grandes institutions (Field Museum of Natural History,
Harvard University, Marine Biological Laboratory, Missouri Botanical Garden,
Smithsonian Institution, Biodiversity Heritage Library). Il est estimé à 100
millions de dollars US, sur une durée de dix ans, avant de pouvoir
s’autofinancer. Le financement initial est assuré par la MacArthur Foundation
(10 millions de dollars) et la Sloan Foundation (2,5 millions de dollars). La
réalisation des pages web débutera courant 2007. L’encyclopédie devrait faire
ses débuts à la mi-2008, être opérationnelle dans trois à cinq ans et être
complète (c'est-à-dire à jour) dans dix ans. En tant que consortium des dix plus
grandes bibliothèques des sciences de la vie (d’autres suivront), la
Biodiversity Heritage Library a d’ores et déjà débuté la numérisation des 2
millions de publications des bibliothèques partenaires. En mai 2007, date du
lancement de l’encyclopédie, on compte 1,25 million de pages traitées dans les
centres de numérisation de Londres, Boston et Washington DC, et disponibles sur
le site de l’Internet Archive. [Voir aussi: encyclopédie en ligne, Internet
Archive, multimédia, wiki.]

= encyclopédie en ligne =

Une encyclopédie en ligne est une encyclopédie disponible sur le réseau, soit en
accès libre, soit moyennant une inscription avec accès gratuit ou payant. De
nombreuses encyclopédies commerciales (par exemple l'Encyclopédie Universalis)
sont également disponibles sur CD-Rom (compact disc - read only memory) et DVD
(digital versatile disc), parallèlement à la version en ligne. Des encyclopédies
gratuites écrites collectivement utilisent la forme du wiki, par exemple
Wikipedia, créée en janvier 2001 et disponible dans de nombreuses langues, y
compris en français, ou encore Citizendium, lancé en mars 2007. [Voir aussi:
CD-Rom, Citizendium, dictionnaire en ligne, DVD, wiki, Wikipedia.]

= EPD (electronic paper display) =

Le sigle EPD (electronic paper display) désigne la technologie permettant de
produire l’écran souple ultrafin caractérisant le papier électronique. [Voir:
papier électronique.]

= ethernet =

L'ethernet est un protocole de réseau local développé dès 1972 par PARC (Palo
Alto Research Center), le centre Xerox de la Silicon Valley (Californie), sous
plateforme Unix, afin de partager des fichiers, des programmes et des
périphériques. La première version date de 1979. Xerox s’associe ensuite avec
DEC et Intel pour les phases de développement suivantes. L’ethernet est la
technologie la plus utilisée pour l’utilisation de l’internet à débit rapide
dans un LAN (local area network), avec un débit de 10 Mbps (mégabits par
seconde). [Voir aussi: bps, internet à débit rapide, LAN, Unix.]

= Ethnologue =

Publiée par SIL International (SIL: Summer Institute of Linguistics),
l’encyclopédie Ethnologue existe à la fois en version web (gratuite), sur CD-Rom
(payant) et en version imprimée (payante). "Il s’agit d’un catalogue des langues
dans le monde, avec des informations sur les endroits où elles sont parlées, une
estimation du nombre de personnes qui les parlent, la famille linguistique à
laquelle elles appartiennent, les autres termes utilisés pour ces langues, les
noms de dialectes, d’autres informations socio-linguistiques et démographiques,
les dates des Bibles publiées, un index des noms de langues, un index des
familles linguistiques et des cartes géographiques relatives aux langues"
(Barbara Grimes, directrice de publication, janvier 2000). En avril 2007, cette
encyclopédie répertorie 6.912 langues selon plusieurs critères (pays, nom de la
langue, code de la langue attribué par le SIL, famille de langues), avec un
moteur de recherche unique. [Voir aussi: encyclopédie en ligne.]

= ETSI (European Telecommunications Standards Institute) =

L'ETSI (European Telecommunications Standards Institute) est un organisme
indépendant basé à Sophia Antipolis (près de Nice), dans le sud de la France.
L'ETSI a pour tâche d'établir les standards européens dans le domaine des
télécommunications. En 2006, il compte 655 membres issus de 59 pays. [Voir
aussi: télécommunications.]

= EUCD (European Union Copyright Directive) =

La directive EUCD (European Union Copyright Directive) est la Directive
européenne sur le droit d'auteur dans la société de l'information (Directive
2001/29/EC), entérinée en mai 2001 par les instances de l'Union européenne. Il
s'agit d'une législation sur le copyright des éditions numériques en application
des traités internationaux de l'OMPI (Organisation mondiale de la propriété
intellectuelle) signés en 1996 en vue du contrôle de la gestion des droits
numériques (DRM: digital rights management). En français, la directive EUCD
s'intitule très précisément "Directive 2001/29/EC du Parlement européen et du
Conseil sur l'harmonisation de certains aspects du droit d'auteur et des droits
voisins dans la société de l'information". Elle fait suite à une autre directive
de février 1993 qui visait à harmoniser les législations des différents pays en
matière de protection du droit d'auteur (Directive 93/98/EEC). La directive EUCD
entre peu à peu en vigueur dans tous les pays de l'Union européenne, avec la
mise en place de législations nationales. Le but officiel étant de renforcer le
respect du droit d'auteur sur l'internet, et de contrer ainsi le piratage. En
France, par exemple, la loi DADVSI (droit d'auteur et droits voisins dans la
société de l'information) est promulguée en août 2006, ce qui n'est pas sans
susciter de nombreux remous. Le correspondant américain de la directive EUCD est
le DMCA (Digital Millennium Copyright Act), entériné par les Etats-Unis en
octobre 1998. [Voir aussi: DMCA, DRM, copyright, droit d'auteur, information,
internet.]

= extranet =

Un extranet est constitué des intranets de plusieurs entreprises communiquant
entre elles au moyen d’un serveur web sécurisé. [Voir aussi: intranet, serveur.]


*F*


= FAI (fournisseur d'accès internet) =

L'acronyme FAI (fournisseur d'accès internet) désigne un fournisseur assurant la
connexion à l’internet moyennant un abonnement payant, avec différentes formules
en fonction du débit et du temps de consommation. Il fournit également une ou
plusieurs adresses électroniques. [Voir aussi: internet.]

= FAQ (foire aux questions) =

Souvent présente sur un site web, la FAQ (foire aux questions) est la liste des
questions les plus fréquentes que se posent les nouveaux arrivants et les
réponses-types. Il est donc fortement recommandé de lire la FAQ avant de se
précipiter sur sa messagerie ou sur un forum pour poser telle ou telle question.
[Voir aussi: forum, messagerie électronique, site web.]

= favori =

Un favori permet de conserver l’adresse d’un site dans un répertoire spécifique
du navigateur. Appelé aussi signet. [Voir aussi: adresse web, navigateur.]

= Feed =

Créé en mai 1995, Feed [www.feedmag.com, aujourd'hui défunt] est l'un des tout
premiers magazines en ligne, avec le quotidien Suck. Feed disparaît en juin
2001, tout comme Suck (qui, lui, cesse le 30 octobre 2000) et tant d'autres,
suite à des problèmes de trésorerie. Il est toutefois possible de consulter Feed
en entrant son nom de domaine dans la Wayback Machine. [Voir aussi: presse en
ligne, Wayback Machine.]

= fibre optique =

Le câble en fibres optiques permet le transfert de données numériques (texte,
son et vidéo) à très haut débit et sur de longues distances. La technologie
utilisée est l’ATM (asynchronous transfer mode). Un débit pouvant aller jusqu'à
100 Mbps (mégabits par seconde) permet des services tels que la télévision haute
définition, la vidéo à la demande, les mondes virtuels 3D, la visioconférence et
le P2P (peer-to-peer).[Voir aussi: 3D, ATM, P2P, télévision, vidéo,
visioconférence.]

= fiction hypermédia =

La fiction hypermédia (ou hypertexte) est un genre littéraire rassemblant les
oeuvres de fiction (site d’écriture, roman, nouvelle, feuilleton, etc.)
exploitant les possibilités offertes par le lien hypermédia (ou hypertexte) pour
permettre toutes sortes de cheminements au lecteur. [Voir aussi: lien
hypermédia, lien hypertexte, littérature numérique.]

= Firefox =

Lancé en novembre 2004, le navigateur Firefox fait suite au navigateur Mozilla,
qui disposait d'une messagerie électronique intégrée. La Mozilla Foundation est
créée en juillet 2003 dans l'optique du lancement simultané de Firefox et d’une
messagerie électronique indépendante du navigateur (Thunderbird). En novembre
2004, suite au succès de sa version bêta (8 millions de téléchargements en un
mois), Firefox débute son ascension mondiale face au tout puissant Internet
Explorer de Microsoft, grâce à de nouvelles fonctionnalités, par exemple la
navigation par onglets, le blocage des pop-ups et l'intégration d'outils de
recherche. Et grâce à l'importance accordée à la sécurité, à l'heure où les
failles d'Internet Explorer se multiplient. En 2005, Firefox représente 10% du
marché des navigateurs. En 2006, on note l'ajout de commandes permettant de
rendre le web plus accessible aux personnes à mobilité réduite ou souffrant de
déficiences visuelles, par exemple des commandes permettant de se servir du
clavier plutôt que de la souris ou des commandes permettant d'agrandir le texte
des pages web. En mars 2007, Firefox représente 25% du marché des navigateurs en
Europe.[Voir aussi: Internet Explorer

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